Voilà rapidement résumé ce qui est ressorti de l’entretien qu’on eu cet après midi le premier ministre et le patron de PSA. Durant près d’une heure quinze, les deux hommes ont mis à plat les problèmes liés au plan de restructuration de PSA et à la fin de discussion chacun semblait assez satisfait du chemin parcouru et de l’atmosphère studieuse mais cordiale.

Philippe Varin a redit son engagement réel pour qu’il n’y ait pas de licenciement sec au sein du groupe automobile et que le maximum sera fait pour assurer la réindustrialisation du site d’Aulnay-sous-Bois. On parle d’ailleurs d’Airbus qui pourrait être intéressé par le site. Le patron du groupe automobile a aussi réaffirmé son attachement ainsi que celui des actionnaires et dirigeants à un dialogue social exemplaire au sein de PSA. L’engagement a été pris pour que chaque employé ait une solution quasi individuelle à son problème d’emploi, l’engagement qu’il n’y aurait pas de licenciement sec  est lui aussi maintenu et donc le maximum sera fait pour assurer la réindustrialisation du site qui va devoir fermer. Ce sévère plan de restructuration annoncé il y a une dizaine de jours peut se passer dans le calme et le succès si chacun y met du sien. En sortant de Matignon, le patron de PSA affirmait : « Le Premier ministre a été extrêmement attentif et nous avons eu un échange très productif. Le plan de soutien à la filière automobile que le gouvernement présentera mercredi aura tout naturellement le soutien de la direction de PSA. »

Du coté du gouvernement, on affirme que Philippe Varin s’est clairement engagé à prendre des mesures et à les adapter en prenant en compte les demandes de François Hollande et celles du gouvernement sur le plan de restructuration au sein du groupe automobile.

Donc ça c’est fait mais il reste encore le Comité Central d’Entreprise qui risque bien d’être chaud tout comme on a appris que les syndicats présents chez PSA mais aussi chez Renault manifesteront de concert devant le siège de Peugeot ce mercredi 25 juillet car si le plan est connu chez PSA, les syndicats présents chez Renault disent craindre un plan de restructuration pour certains sites (on parle de Cleon et de Flins. Flins où d’étranges rumeurs circulent ces derniers jours !) et on hésite plus à dire : » Si PSA ferme une usine, Renault fera la même chose dans les mois à venir. Il faut faire un mouvement commun dans le secteur automobile. »

Les syndicats veulent à moyen terme, pour ne pas dire à la rentrée, étendre le mouvement à toutes les entreprises sous le coup de plans sociaux et de restructurations. Reste que c’est, pour l’automobile, toute la filière française (mais aussi européenne) qui est touchées par la crise et la baisse des volumes commerciaux.

Via AFP, L’Usine Nouvelle, LaTribune.