le-logo-de-psa

L’Union Européenne :

Comme nous vous l’indiquions la semaine passée, la Commission Européenne a donc bien validé en ce dernier jour de juillet, la garantie de 7 milliards d’euros destinée à PSA Banque. Cette garantie apportée par l’état français porte sur des titres de créances émis depuis  le 1er janvier 2013 et jusqu’au 31 décembre 2016. Cela se traduit aussi par une subvention d’environ 486 millions d’euros. Par ailleurs, la Commission Européenne confirme le principe d’une avance de 85,9 millions d’euros destinée à la R&D du groupe automobile français.
Reste que cet accord venu de l’Europe, après enquête, va demander quelques efforts et contraintes à PSA. Ainsi le le constructeur et ses filiales devront avoir l’autorisation préalable de la Commission Européenne s’ils veulent faire des achats d’un montant supérieur à 100 millions d’euros par année (jusqu’à fin 2016). Si l’endettement du groupe PSA vient à dépasser un seuil donné et négocié avec la Commission Européenne, le constructeur français s’engage à mettre en oeuvre les mesures adaptées afin de réduire le montant du dit endettement. Du coté de PSA Banque, le coeur de l’affaire, on apprend qu’un expert « indépendant » va être nommé afin de veiller au bons respects des obligations imposées par l’Europe. Les principales obligations sont les suivantes :

1- La banque du constructeur automobile ne pourra pas diminuer la marge actuellement appliquée aux financements octroyés aux concessionnaires des réseaux Peugeot et Citroën.
2 – Un renchérissement significatif  de la commission de garantie payée à l’État est prévu si son taux de pénétration de PSA mais aussi de sa filiale bancaire dans les principaux pays européens venait à augmenter de manière importante.
3 – La présence de Louis Gallois (représentant l’état) au Conseil de Surveillance de PSA ainsi que celle d’un administrateur salarié sont actées. (au moins jusqu’au 31/12/2016)

Enfin Joaquin Almunia, le commissaire européen en charge de la concurrence, se dit content de la solution mise en place et d’expliquer : « Au terme d’une enquête menée avec attention, nous sommes parvenus à une formule qui permet à PSA de se restructurer tout en respectant un cadre clair qui limite au minimum les effets négatifs sur les concurrents qui n’ont pas bénéficié d’un soutien de fonds publics en France ou dans d’autres pays de l’Union Européenne. »

Les résultats du 1er semestre 2013 :

PSA va mieux et semble prendre le chemin du redressement, au moins pour la partie financière. Ainsi ce mercredi matin, la direction du groupe automobile a annoncé une perte d’un montant de 426 millions d’euros pour le premier semestre 2012. Ce chiffre est deux fois moins importants que celui du premier semestre de l’an passé. On note toutefois une baisse de 3.8 % du chiffre d’affaire du groupe qui  s’établit pour S1 2013 à 27.7 milliards d’euros. Le niveau d’endettement est stabilisé et reste au environ de 3.2 milliards.
Le résultat opérationnel du groupe reste négatif  à–65 millions d’euros mais celui de la division automobile s’est amélioré en une année et il passe de –657 millions d’euros à « seulement » –510 millions d’euros. Par ailleurs, en dehors des coûts liés à la restructuration, le free cash flow est positif et sé’tablit à quelques à 203 millions d’euros, ce qui est un signe de meilleure santé du groupe industriel.

Au terme de la présentation des résultats, le patron de PSA, Philippe Varin ajoutait : « Malgré la crise, nous avons tenu nos objectifs. Notre stratégie commence à porter ses fruits et à donner des résultats visibles ». Le PDG de poursuivre en parlant de la restructuration et des négociations internes : « Dans le cadre des négociations avec les syndicats, la direction envisage une modération des salaires et une adaptation de la durée de travail hebdomadaire. Ces mesures visent à « accroître la compétitivité future du groupe PSA afin d’aider à son redressement ».

Indirectement, Philippe Varin fait allusion aux négociations entamées en mi et qui doivent durer jusqu’en décembre afin de mettre en place un nouveau « contrat social interne » qui doit en fait être assez proche des fameux accords de flexibilité mis en place chez Renault.

208, 2008, dans quelques semaines 308 puis 3008 et 5008 à l’automne en attendant la 108 l’an prochain sont et seront les acteur du redressement de Peugeot en Europe  comme vont l’être, C4 Picasso, C4 Cactus, C1 Mk2 et quelques nouveautés à venir pour Citroën. A suivre.

Via PSA, AP.