Durant la campagne pour les élections présidentielles, Nicolas Sarkozy avait fait officiellement savoir que PSA et Toyota discutaient à la finalisation d’un accord pour les VUL et le site de Sevelnord. Il y avait bien eu des discussions, des rencontres entre les gens des deux groupes automobiles mais rien de plus et le patron de Toyota Europe avait bien précisé les choses, si accord il y avait, Toyota ne serait pas partie prenante dans Sevelnord mais seulement un client.

Les élections passées, le président changé, le business reprend ses droits même si cela ne va pas forcément dans le sens de ce que veulent ou annoncent les politiques. Aussi, il y a quelques jours lors d’une réunion en interne la direction du site nordiste a annoncé qu’il n’y aura pas d’accord de quelque nature que ce soit avec Toyota. La direction de PSA va donc devoir se remettre en chasse en d’un partenaire pour les prochaines années et surtout avant le départ de Fiat de la structure. Mais pour pérenniser le site industriel, PSA doit trouver au plus vite un associé pour faire avancer les projets des futurs véhicules utilitaires du groupe. Il ne faudra pas attendre le 31 décembre 2017 pour se préoccuper de l’avenir, c’est avant deux ans que les choses doivent être bordées pour mettre en place une nouvelle gamme qui devra être performante sur le marché. Si rien n’est trouvé, les VU PSA Sevelnord prendront la direction de l’Espagne et le site de Vigo. Une affaire à suivre surtout au moment où les entreprises annoncent plans sociaux après plans sociaux et restructurations. 2700 emplois sont en jeu ce qui n’est pas rien pour la région et l’économie locale.

Via AP.