Clio R.S. 16

Lorsque la Renault Clio 3 RS est sortie, combien sont ceux qui lui ont reproché un moteur insuffisamment puissant par rapport à l’aisance de son châssis ? Combien sont également ceux qui lui auraient bien greffé le moteur de la Mégane 2 voir 3 RS ?

Certains préparateurs aventureux ne se sont d’ailleurs pas gênés. Nous sommes aujourd’hui dans la génération de la Clio 4 RS, qui en tout premier lieu a quelque peu déçu devant son manque de sportivité et dont la version Trophy, aussi efficace soit-elle, n’est pas parvenue à palier le manque ressenti dans la version normale. Secrètement, nous rêvions tous d’une véritable version Trophy de cette Clio 4 RS, certains osaient même imaginer une descendante de la Clio V6. Après une idée un peu folle et 5 mois de développement : c’est chose faite. Alors ne nous réjouissons pas trop vite : nous ne sommes pas dans l’extravagance de la version V6 de la Clio 2 mais tout de même, il y a de quoi s’estimer satisfait.

Tout d’abord cette Clio RS 16 fait rentrer au chausse pied le moteur de la Mégane 3 RS Trophy R. Point de modification de puissance, il reste fixé à 275 chevaux et 360 Nm de couple. Qui dit moteur de Trophy R, dit inévitablement boite manuelle et nous avons donc un retour de la boite manuelle sur cette nouvelle Clio 4 RS : victoire ! Par ailleurs, même si nous n’avons aucune information à ce sujet, il y a fort à parier qu’elle puisse embarquer l’autobloquant mécanique de sa grande sœur. Renault reste muet en ce qui concerne les chiffres de sa nouvelle sportive mais la marque souligne qu’une interface inédite a été utilisée de façon à ce que le moteur issu de la Mégane puisse interagir avec l’électronique de la Clio, qui ne sont bien évidemment pas les mêmes.

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A l’extérieur on constate un imposant aileron qui permet un gain d’appui de 40 kg à 200 km/h. On peut également noter que la carrosserie a été élargie de façon significative, 60 mm pour être exact, afin de faire passer les jantes de 19 pouces encore et toujours issues de la Trophy R. Renault nous précise qu’il s’agit ici d’extension en matériaux composite. La bouclier avant a été retravaillé de façon à optimiser le refroidissement du moteur et à l’arrière, on retrouve des sorties d’échappement spécifiques provenant du célèbre équipementier Akrapovic.

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A l’intérieur on a ENFIN de vrais baquets, cela signe le retour des Recaro, qui sont équipés de harnais 6 points. Qui plus est, dans un soucis de gain de poids, point de climatisation, ni de banquette arrière et dans le compartiment moteur on trouvera une batterie lithium ion, plus légère de 15 kg.

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Point de vue châssis, c’est le retour du train avant à pivots découplés que l’on connaissait déjà sur la Clio 3 RS et sur la Mégane 3 RS mais qui avait disparu sur la Clio 4 RS. Le train avant est repris de la Mégane 3 RS Trophy, tout comme le freinage : retour également donc des Brembo 4 pistons. Le train arrière est, quant à lui, purement et simplement repris de la version rallye (Clio R3T pour les initiés), Renault annonce un gain de 50% de rigidité dans le sens du roulis.

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Renault semble réellement avoir travaillé sur une voiture qui aura pour but d’être la plus efficace Renault Sport jamais produite, tout du moins jusqu’à la sortie de la Mégane 4 RS, afin de fêter le quarantième anniversaire de ce département sportif de la marque. Et pourquoi pas non plus reprendre le record du Nurburgring pour une voiture traction ? La voiture serait plus facile à emmener qu’une Trophy R grâce à sa plus petite inertie et l’accent aurait aussi été mis sur le plaisir de conduite avec une comparaison direct à la Clio 3 Cup. Sur le papier en tout cas, on ne peut qu’y croire. Mais, car oui il y a un mais… Cette voiture n’est pour le moment annoncée que comme un concept, je me refuse à l’idée qu’elle reste à ce stade mais rien d’officiel quant à sa commercialisation, ne serait-ce que limitée. Priez avec moi.

Source : Renault