Renault invite ce mardi 6 novembre les organisations syndicales représentatives au niveau de l’entreprise c’est à dire CFDT, CFE-CGC, CGT et FO à participer à une première réunion de négociation qui vise trouver avec les partenaires sociaux des solutions innovantes permettant de préserver une base industrielle, de recherche et développement et tertiaire en France solide, viable et durable.

Cette première réunion fait suite à plusieurs mois de discussions, d’analyses, de tables rondes avec les salariés, les partenaires sociaux et l’encadrement qui se destinent à donner au constructeur français les moyens de passer du mieux possible l’actuelle crise du secteur automobile européen. Cette grande consultation interne entre dans le cadre du plan Drive The Change 2016 et concerne bon nombre de sujets comme :

Le  redimensionnement des sites
La spécialisation des sites français vers les productions à plus forte valeur ajoutée avec notamment les moteurs électriques de troisième génération à Cléon
Le haut de gamme et les grands modèles
La nouvelle Clio et la nouvelle ZOE à Flins (évolution des gammes, plan produit)
La mise en place du remplaçant du Trafic à Sandouville et su Kangoo Z.E. à Maubeuge
Les remplaçants des Scénic, Laguna et Espace à l’usine de Douai

Beaucoup de sujet qui se mêleront bien sur à ceux des rémunérations, à la fameuse flexibilité de l’emploi, au maintien de l’activité industrielle en France et aux restructurations envisagées. Avec cette série de discussions et de négociations, on a l’impression que le constructeur au losange veut éviter un fort mouvement social et syndical en mettant tout le monde autour d’une table. Il semble en fait que la direction de Renault veuille tenter « un coup » qui soit assez similaire à ce que les allemands avaient fait il y a quelques années. Renault voudrait ainsi se préserver d’un plan et d’un contrat social, à la façon Fiat, qui ne passe toujours pas en Italie et ne veut pas d’un plan PSA avec quelques gros coups de massue et de la casse sociale.

Difficile pour l’instant de dire ce que va donner ce cycle de réunions qui débute ce mardi mais on ne peut que souhaiter qu’un consensus se dégage qui préservera aussi bien les intérêts des salariés comme ceux du constructeur dans un marché européen qui a déjà perdu près de 20% depuis fin 2007 et dont la crise semble aujourd’hui semble être plus structurelle qu’uniquement conjoncturelle (trop de monde dans la place ?) même si la morosité ambiante (entretenue ?) n’aide pas à la reprise et à la consommation.

Via Renault