Renault trafic

La Commission Européenne vient d’accorder, via l’Etat français, une aide de 20.5 millions d’euros à Renault pour que celui ci développe au mieux et rapidement son projet Hydivu portant sur le développement d’une technologie hybride diesel adaptée aux véhicules utilitaires de type fourgon.

Pour la Commission Européenne, cette aide est conforme aux règles de l’UE et à la politique qui vise à moderniser le parc européen des VU et VUL qui représente tout de même un marché d’environ deux millions d’unités chaque année. Au total, Renault va donc recevoir 20.5 millions d’euros d’aides d’État réparties comme suit :

– 3,8 millions d’euros de subventions
– 3,4 millions d’euros d’avances récupérables pour la recherche industrielle
– 13,1 millions d’euros d’avances récupérables pour le développement expérimental

Le programme Hydivu a été lancé par Renault en partenariat avec les équipementiers Valeo, LMS Internationale, Continental et un organisme de recherche (IFPEN). Le projet Hydivu doit amener au développement et à la mise sur le marché de nouvelles motorisations « Diesel Hybrid » qui seront installées dans les fourgons Trafic et Master mais pas dans le Kangoo qui n’entre pas dans le cadre de cette aide européenne.

L’aide apportée à Renault présente la particularité de viser spécifiquement les VU et VUL, alors que les précédents dossiers concernaient les véhicules particuliers. Ainsi en juillet dernier, la Commission a autorisé une aide à VALEO pour la réalisation du projet ESSENCYELE  (hybridation essence) ainsi qu’une aide à PSA destinée au projet « 50CO2Cars » (hybridation diesel).

Pour la Commission Européenne, la validation de ce dossier  doit permettre de remédier à une véritable défaillance du marché puisqu’à ce jour les constructeurs n’ont pas encore adapté la technologie hybride à des véhicules utilitaires de série. Renault étant un acteur majeur du segment des VU en Europe,  la Commission a jugé que cette aide était à la fois nécessaire et suffisante pour inciter Renault à réaliser un projet de R&D que l’entreprise n’aurait pas forcément mené de sa propre initiative. 

Entre les déclarations de la semaine passée et celle ci, on a bien l’impression que Renault ajoute réellement une corde à son arc industriel. Cette hybridation des VU devrait permettre à moyen terme au constructeur de renforcer sa position en Europe tout en ayant des retombées plus ou moins directes sur l’hybridation annoncée de la gamme VP.

Via Renault.