Captur Renault prise d'otage
Dans une époque où les mots perdent leur sens et où les expressions sont volontiers détournées pour mieux servir les excès, il est une sentence que l’on entend de plus en plus chez les usagers des transports : « être pris en otage ». Certains applaudissent l’audace sémantique, d’autres critiquent sa banalisation. La cause de tout cela, ce sont les préjugés individuels. Pour sa campagne de publicité autour des portes ouvertes de ses concessions ce week-end, Renault a décidé de frapper fort et de prendre tout le monde au mot ! Si les gens ignorent ce que c’est que de vivre une prise d’otage, montrons-leur comme si c’était une vraie ! Et si les citoyens ont (encore!) des préjugés sur les Renault, le Losange va tout faire pour les persuader de changer d’avis.

Captur Renault prise d'otages

Après une série répétée de publicités autour du thème de la « French Touch », lointaine adaptation française du slogan « Deutsche Qualität » d’Opel déjà détourné l’an passé par Renault, le constructeur français change de fusil d’épaule et muscle sa communication. Renault prend deux personnes en otage, une femme et un homme, qui sont contraintes de conduire un Renault Captur où ont embarqué trois bandits grimés en clown venant de commettre un hold-up. Aux commandes de cette campagne autour des « essais French Touch », c’est toujours l’acteur-imitateur de talent Nicolas Carpentier que l’on retrouve à la fin. C’est à voir par ici :

Pour critiquer un peu la publicité, on pourra regretter que les motifs de scepticisme des clients lambdas sont un peu légers :« il n’y a que mon père pour rouler en Renault », « Les Renault c’est toujours pareil »… Le constructeur ne pouvait évidemment pas prendre le risque de rappeler ouvertement ses déboires de fiabilité des années 2000. Au reste, récemment mis en lumière par des enquêtes, le coût d’entretien d’une voiture individuelle peut être assimilable à une servitude, telle une prise en otage obligée pour tout ceux dont c’est le moyen de locomotion de tous les jours.

Jeu Renault contre enquête

Il n’en reste pas moins que l’initiative est originale et inattendue. Un mini-site internet permet de mener sa propre « contre enquête » jusqu’au 17 juin. La « touche française », c’est aussi de savoir faire des publicités sans singer la concurrence ! On notera que la pub’ fait un vrai « buzz » sur YouTube, où depuis le 6 juin elle a déjà été vue plus de 3,5 millions de fois ! Et pour ceux que le sens des mots intéresse encore, il est bon de voir que Renault redonne toute son intégrité à l’idée d’une « Captur(e) ».

Via YouTube & Automotive Marketing