Renault Twin-Run Concept.0

Nous l’avions découverte en photos « volées » en avril dernier lors du tournage en Espagne de la vidéo de promo, la voici enfin de façon officielle, je veux parler de la Renault Twin’Run Concept qui fait ses premiers tours de roues devant le monde automobile à l’occasion du Gd Prix de Monaco de F1 (François M est sur place et nous en reparlera en détail et en live dans quelques jours).

Arrivant après la Twin’Z, la Twin’Run se veut être la version sportive et dévergondée de cette dernière qui préfigure la future petite citadine du constructeur au losange. Si la Twin’Z aura bien se déclinaison en version de série, c’est nettement moins sur pour cette sympathique Twin’Run qui revendique par ailleurs sans complexe sa filiation avec les R5 Turbo et les Clio V6. D’ailleurs n’arbore t-elle pas un superbe numéro  sur les portières !
Bonne bouille, belles ailes arrières gonflées, beau popotin intégrant deux grosses sorties d’échappement percées au milieu de bouclier arrière, gros aileron qui n’est pas sans rappeler celui des R5 Turbo et Maxi Turbo qui couraient dans le passé ou des Mégane Trophy actuelles.

La Renault Twin’Run c’est un gabarit très compact (L : 3.68 m / l : 1.75 m / h : 1.48 m) et un gros moteur puisque comme sur l’Alpine A110-50 présentée elle aussi à Monaco l’an passé, elle est propulsée par le moteur V6 3.5 L des Mégane Thophy. D’ailleurs cette Twin’Run est un peu construite sur le même principe puisqu’elle repose sur un chassis tubulaire associé à ce V6 placé en position centrale et longitudinale arrière. La carrosserie de l’auto est réalisée en matériaux composites et fibre de verre-polyester associée à des pièces en fibre de carbone comme le toit, la lame avant, le diffuseur ou l’aileron arrière.  Cette structure fait que la voiture revendique seulement 950 kg sur la balance et une bonne répartition des masses pour une sportive (43% sur l’Av et 57% sur l’Ar).

La petite Renault sportive adopte des trains avant et arrière basés sur le principe des suspensions à double-triangles  avec pivots indépendants. L’amortissement est signé Ohlins. L’ensemble est complété par des barres anti roulis de 22 mm de diamètre à l’avant et 25 mm à l’arrière. La Twin’Run est posée sur des jantes en 18 pouces chaussées en pneumatiques Michelin. Le freinage est assuré par des disques ventiles et percés en 356 x 32 mm à l’avant et des disques ventilés et percés  en 328×30 mm à l’arrière. Ces disques sont respectivement pincés par des étriers à 6 et 4 pistons.

Le V6 3.5 L placé à l’arrière revendique la puissance de 320 ch à 6800 trs/min et un couple de 380 Nm à 4850 trs. La zone rouge  est fixée à 7500 trs/min et le moteur est associé à une boîte de vitesse  séquentielle à 6 rapports avec différentiel autobloquant à glissement limité. Renault annonce une Vmax autolimitée de 250 km/h et un 0 à 100 km/h plié en seulement 4,5 secondes.

L’habitacle est lui aussi placé sous le signe de la sportivité avec un intérieur spartiate équipé de deux sièges baquets,  d’un pédalier en alu massif prévu pour la conduite sportive, d’une instrumentation sport qui s’affiche sur un écran LCD 5,5 pouces placé juste derrière le volant. L’ensemble est accompagné de deux manomètres noirs avec des aiguilles indiquant la température d’huile et la température de l’eau comme c’était le cas sur la R5 Turbo. Ces manos bi-fonction peuvent aussi indiquer la pression dans l’embrayage et la pression d’huile.

Voilà pour les premiers éléments officiels donnés par le constructeur. Il nous reste à découvrir la première vidéo de promo de cette auto qui met en scène la Twin’Run mais aussi ses ancêtres R5 Turbo et Clio V6 (NDLA : J’y pense, la Clio Williams a 20 ans…).

Reste maintenant à patienter encore assez longuement avant de découvrir la troisième génération de Twingo et de voir si cette Renault Twin’Run aura une réalité industrielle et commerciale… Vu la conjoncture, rien est moins sur ! A suivre.

Via Renault, Youtube.