vw_logo_large200px-Logo_Alfa_Romeo_svg

 Oubliez le sensationnel, l’émotionnel, car c’est le très sérieux Financial Times qui l’annonce, VW pourrait racheter la marque milanaise dans les années qui viennent !

L’information provient de deux analystes financiers, spécialistes de la chose automobile qui ne craignent pas de mettre un grand coup de pied dans le fameux microcosme automobile et de lancer quelques pavés dans la mare afin de faire bouger les choses …mais alors avec quelle finalité ?

On sait tous que S. Marchionne s’est taillé une belle réputation de spécialiste de la réduction des coûts notamment par le biais d’une baisse de la production. Un « Cost killer malthusien » en quelque sorte qui ne laisserait vivre ou survivre que les entités industrielles capables d’exister par leur seule production et l’argent que celle ci génère. Et on pense que le CEO de Fiat est entrain d’apprendre que cela est bien plus difficile qu’il n’y parait notamment avec le cas Chrysler qui est en bien plus mauvais état qu’il n’y paraissait. Reste qu’au delà de Chrysler, S.Marchionne se dit en permanence déçu depuis qu’il a pris la tête de Fiat par les très médiocres résultats d’Alfa Roméo. Toujours selon le journal anglais, la marque milanaise est non seulement une vraie désillusion pour la direction mais aussi un vrai gouffre financier. On se rappelle tous qu’Alfa Roméo devait atteindre les 300.000 autos produites par an et ce sont seulement 125.000 autos qui vont sortir des chaines cette année. On est donc bien loin des objectifs assignés à la amrque. Et si l’on en croit sex deus fameux analystes, Alfa Roméo serait sur le chemin de l’inéluctable fin….( attention toutefois, ce  sont des analystes financiers et on connait leur capacité à anticiper les choses et …ce sont des anglais qui en général ont un point de vue ultra libéral et peu objectif en dehors de leurs préceptes commerciaux et financiers. )

Ce même journal anglais qui aime manier le chaud et le froid, nous rappelle tout de même que S.Marchionne ne voudrait pas vendre Alfa Roméo à un concurrent ce qui sous entend qu’il préférerait la voir mourir et disparaitre …étrange raisonnement ! Alors il semble que Marchionne veuille donner encore une chance à Alfa  et c’est cette fois par le biais d’un partenariat renforcé avec Chrysler et Dodge que le CEO de Fiat compte redonner vie à Alfa Roméo . Difficile à croire surtout quand on apprend que les grosses Alfa roméo seront produites aux USA et que les petites resteront construites en Europe. C’est tout de même oublier que la très grande majorité des clients Alfa sont des européens qui sont attachés à d’autres choses qu’à des autos construites sans passion à 10000 km de leur terre natale et là pas sur que ça soit gagnant même à moyen ou long terme.

Alors comme pour jouer le père fouettard, le Financial Times annonce que si rien ne va bien, il y aura toutefois un vrai acheteur pour la marque italienne et celui ci s’appelerait Volkswagen…Selon un autre expert financier qui souhaite rester anonyme, Alfa serait dans le viseur d’un certain Dr Piech. On apprend donc que si nécessaire , Alfa pourrait devenir la douzième marque du tentaculaire groupe VW qui est en pleine crise de boulimie d’achat . Porsche, Suzuki, MAN ne suffiraient ils pas à la grande maison de Wolfsburg qui étend son empire industriell tentaculaire un peu partout mais qui est, comme tous les constructeurs, à la merci d’un revers de fortune ou à un changement de conjoncture sur le marché automobile.

Alors info, intox , bouteille à la mer, test politique ou économique téléguidé, lobbying ou vraie volonté de VW d’acquérir une marque qui est, normalement, le concurrent d’Audi, difficile à dire ou à deviner mais il est tout de même interessant de noter que cette info a fait le tour du monde automobile et financier, bien sur à des degrés différents mais elle a au moins réveiller ce petit monde qui s’endormait sur ces assez bons résultats 2009 ! Reste tout de même la manipulation politique qui viserait à mettre la pression sur le Gouvernement italien, les syndicats afin de leur faire avaler la pilule de la fermetures des sites italiens et l’exportation vers les USA d’une partie de la production.

Prenons un peu de recul après ce coup de pub du F.T et d’analystes financiers qui ont voulu rester anonyme mais qui, durant l’interview, n’omettent jamais de citer le nom de leur cabinet d’audit et de conseils financiers….alors wait and see comme on dit à la City en période de crise !

Via Financial Times.