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On a tous en tête ces autos pour lesquelles on a craqué étant enfant, ces voitures qu’on aimera toujours, que l’on a découvert quand on jouait aux jeux vidéos (Need For Speed, Gran Turismo, etc.), en modèle réduit, en voiture radiocommandée, ou plus récemment celles qui font leur apparition dans les films comme Need For Speed ou Transformers.

De mon côté la Mercedes McLaren SLR fait partie de ce genre de voitures « coup de cœur » qui ne vieillissent pas à mes yeux (esthétiquement) et dont la ligne est intemporelle tout comme la Ferrari 550/575 Maranello, la BMW Z8, la Lamborghini Murciélago, l’Aston Martin DBS… Cela ne s’explique pas et c’est un avis totalement subjectif, pour vous cela sera peut-être d’autres voitures.

Je n’ai pas découvert la Mercedes McLaren SLR dans un jeu vidéo ni au cinéma, mais dans les rues de Monaco, où je venais en vacances avec mes parents quand j’avais 14-16 ans. Elle était devant l’Hôtel de Paris, sur la Place du Casino. Elle était noire et immatriculée aux Bahamas, je me souviens de ce détail car la plaque était bleue ciel avec des écriture jaunes, assez exotique comme provenance. Depuis j’ai toujours été fasciné par cette voiture, sa ligne est un subtil mélange de classe et d’agressivité. Je dis souvent que c’est un requin en costard. Son nez pointu avec son capot interminable et ses ouïes latérales me font penser à un squale, encore plus quand on est face à une SLR gris métal ou gris foncé.

La SLR possède des portes en élytre, surnommées portes papillons puisqu’à la différence d’une porte standard qui s’ouvre latéralement, d’avant en arrière, certaines portes, comme celles de la SLR, s’ouvrent vers le haut, se déployant comme les ailes d’un papillon. Cette particularité ajoute un élément unique à l’identité de cette auto, la cinématique des portes qui s’ouvrent telle un prédateur volant qui va se jeter sur vous est une scène qui a tendance à émerveiller. Quant à ses jantes « Turbine » elles me font penser à des hélices de bateau.

La Mercedes-Benz SLR Mclaren est une supercar que le constructeur automobile Mercedes-Benz et McLaren Automotive ont développé conjointement de 2003 à 2010, lorsque Mercedes-Benz possédait 40 % de McLaren. Sa désignation est un hommage à une voiture de course légendaire : la 300 SLR de 1955. Le SLR pour « Sport, Leicht, Rennsport » (« Sporty Light Racing » en anglais, « voiture de course légère » en français) rappelle les bolides Mercedes-Benz qui remportèrent tant de victoires dans les années 1930, ce qui leur valut leur célèbre surnom « Flèches d’Argent ». Elle était en concurrence direct avec l’Aston Martin DBS V12 et la Ferrari 599 GTB Fiorano. L’assemblage se faisait dans l’usine McLaren de Woking et la carrosserie était fabriquée dans son autre usine de Portsmouth. Mercedes-Benz avait planifié de construire 3 500 SLR sur une période de sept ans avec une production annuelle de 500 voitures. En 2008, elle était la neuvième voiture de série la plus chère mise sur le marché. Elle a été développée pour rivaliser avec la Carrera GT de Porsche et la Ferrari Enzo.[1]

Cette SLR était le fleuron de la gamme du constructeur allemand. Mercedes la voulait en digne héritière de ses illustres aînées, la 300 SL de course et 300 SL de route, construites dans les années 1950. Elle alliait performances exceptionnelles (vitesse de pointe de plus de 334 km/h, 0-100 km/h en moins de 4 secondes) et une conception très haut de gamme (structure en fibre de carbone, suspensions en aluminium, disques de freins en céramique). La production est lancée le 17 novembre 2003. En 2006, Mercedes construit une SLR « 722 Edition », plus sportive que la SLR de base. En septembre 2007, une Mercedes-Benz SLR McLaren en version roadster est également disponible. Le 4 avril 2008, Mercedes annonce l’arrêt de production de la SLR. Le dernier coupé sortira des chaînes de production à la fin 2007 et la version roadster sera stoppée au début 2009. Mais plus d’un an et demi plus tard, en décembre 2010, Mercedes relance la production de 21 véhicules avec des châssis et des pièces toujours en stock. [2]

Sous le capot, la SLR est une sportive de haut niveau. Le moteur est un V8 signé Mercedes-AMG, entièrement fait à la main, avec une cylindrée de 5,4 litres et un compresseur à vis qui lui permettent de développer une puissance record de 460 kW / 626 ch et un couple maximum de 780 Nm, constant sur la vaste plage de régime comprise entre 3 250 et 5 000 tr/min. Grâce à ce package sous le capot moteur, la SLR affiche des performances qui comptaient parmi les meilleures de sa catégorie et peut atteindre la vitesse maximale de 334 km/h. La SLR se distingue par son moteur centré à l’avant, position qui favorise la répartition des masses et permet d’obtenir une dynamique de marche parfaite ainsi qu’une grande stabilité de freinage. Un cadre robuste en aluminium sert de support à ce moteur V8 implanté en position basse. Refroidisseur d’air de suralimentation à eau, culasse à trois soupapes par cylindre, graissage à carter sec et catalyseurs métalliques au nombre de quatre sont d’autres spécificités de ce puissant moteur.

Le châssis de la voiture est entièrement en carbone pour alléger au maximum le véhicule et aboutir à un poids total de 1 768 kg. En juin 2004, la SLR était testée au circuit de Nardò en Italie. Elle a effectué les 0-100 km/h en 3,8 secondes, les 0-200 km/h en 10,7 secondes et les 0-300 km/h en 30,6 secondes. Elle a atteint la vitesse maximale de 334 km/h.

La version roadster de la SLR sera mise sur le marché en septembre 2007. La biplace décapotable est dotée d’une suspension issue de la course automobile, d’un système de freinage électro-hydraulique, ainsi que de disques carbone-céramique, mais elle est handicapée par un poids trop important qui affecte ses performances. La couverture du toit est en toile et après un déblocage qui doit se faire à la main, un système électrique ferme la capote en une dizaine de secondes. Selon Mercedes, une discussion audible est possible toit ouvert entre le conducteur et le passager à plus de 200 km/h.[3]

C’est grâce à un ami pour qui j’avais photographié sa Lancia Stratos que j’ai pu organiser cette séance photo avec ces deux Mercedes McLaren SLR Roadster, une gris métal intérieur noir et rouge, et une gris foncée avec un intérieur marron et noir.

Nous avons placé les autos sur la digue de l’avant port du Port Hercule de Monaco, le seul endroit de la Principauté qui offre assez de place pour avoir du recul, où l’on peut varier les prises de vues, et surtout qui donne une assez jolie vue sur Monaco, du quartier de la Condamine jusqu’au Larvotto, avec la mer et les yachts amarrés au Port. On peut également profiter de la promenade en hauteur pour réaliser des prises de vues à l’aplomb des voitures, avec la mer en arrière-plan.

Après une heure de photos, il est temps de laisser les squales rentrer chez eux.

J’en profite pour remercier le concessionnaire RM Autosport (www.rmautosport.com) pour avoir gentiment sorti les voitures pour la séance photo, un homme passionné et d’un grand professionnalisme.

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercedes-Benz_SLR_McLaren

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercedes-Benz_SLR_McLaren

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercedes-Benz_SLR_McLaren

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Toutes les photos des deux Mercedes McLaren SLR Roadster  :

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Crédits photos : Raphaël Belly