Il y a peu, Ségolène Royal, nouvellement ministre de l’écologie depuis le 2 Avril 2014, s’est exprimée sur son souhait de réduire supprimer petit à petit le diesel pour les véhicules particuliers et favoriser « le développement des voitures électriques et de la voiture à faible émission ».

Bien que cette mesure soit intéressante dans un sens pour limiter les émissions de fines particules (même si elles sont mineures par rapport à l’industrie, mais quid des très fines particules?), supprimer bonnement et purement le diesel à moyen ou long terme risque de poser quelques soucis logistiques pour les pétroliers. Nous ne fabriquons pas assez de diesel pour alimenter le parc automobile Français, alors on l’importe, ce qui génère des coûts supplémentaires. Après avoir incité le peuple à acheter du diesel grâce au bonus-malus écologique mettant à mal les véhicules essence ces dernières années, les punir serait mal vu : « on ne peut pas taper sur la tête des possesseurs de diesel ». La sortie progressive du diesel se fera t-elle au fur et à mesure des renouvellements de véhicules dans les foyers ?

Vouloir passer à l’électrique, c’est bien, mais avoir les infrastructures nécessaires, ça serait encore mieux. L’importation d’électricité en période hivernale n’est déjà pas une bonne chose, mais si on ajoutait par exemple 1 ou 2 millions de voitures électriques, qui seront probablement branchée à 90% à la même plage horaire, soit après être rentré du boulot ou en y arrivant si le lieu de travail propose des bornes de recharges, ou les deux, ça serait la fête de l’importation et la construction de nouvelles centrales électriques, et ces dernières ne sont pas forcément bien vues.
N’oublions pas le manque à gagner du gouvernement, car la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) nourrit les caisses du Trésor Public, et qui dit « revenu manquant » dit souvent « recherche d’un moyen de combler le trou ». Espérons qu’il n’y aura pas de TIPE (Taxe Intérieure sur les Produits Électriques), calculée grâce aux boîtiers verts fluo qui font office de compteur électrique…

Rappelons que le Conseil Régional de Poitou-Charentes, présidé par Ségolène Royal, était détendeur de 12% du capital de Mia Electric au moment où cette dernière a été placée en redressement judiciaire.

À voir comment cela se profilera dans le futur, et surtout, si ce n’est pas qu’une externalisation de la pollution (batterie, logistique, recyclage, etc…) masquée.