L’affaire était latente depuis quelques temps notamment courant septembre, période à laquelle on prêtait à l’administrateur délégué l’envie de reprendre Opel pour un euro symbolique… Je vous passe la réponse de General Motors. L’italo-canadien remet l’affait sur le tapis et rêve d’un ménage à trois avec PSA et Opel pour contrer l’ogre allemand qu’est Volkswagen Group.

Le patron de la Fiat reste sur sa position qui lui avait valu les foudres de VW mais aussi celles des autres constructeurs d’outre Rhin. Pour mémoire, il avait accusé VW de ne pas jouer le jeu et de ne pas respecter les règles du commerce automobile européen, accusant indirectement le constructeur de Wolfsburg de dumping… Cette affaire aurait pu aller loin si VW avait mis ses menaces à exécution ‘rien ne dit que cela n’arrivera pas !).

Toujours est il que le patron de Fiat qui discute avec beaucoup de monde. Ainsi il aurait approché Volvo, Mazda, Suzuki, PSA, Opel mais hélas sans grand succès jusqu’à présent. Personne ne semble décidé de s’associer avec le  constructeur turinois pour former une « opposition » à l’hégémonique groupe allemand qui, malgré la crise, devrait réaliser une excellente année 2012. Pas rancunier, Sergio Marchionne est donc aller voir la direction d’Opel qui a opposé une fin de non recevoir (cf l’affaire de reprise en 2009, la proposition à 1€ et quelques autres anicroches entre les deux groupes), sans parler du fait que GM est en concurrence frontale avec Chrysler sur le marché nord américain.
Chez PSA, on est dans une position quasi identique, c’est non car on a encore en travers la défection de Fiat pour le développement et la production de VU. On ne parlera pas non plus de la concurrence des deux groupes sur les marchés européens et chez PSA on fait remarquer le peu d’innovations techniques apportés par Fiat (et qu’on ne vienne pas nous reparler du MultiAir ou du Common Rail…) et le risque de se voir « pillé » notamment du coté des plateformes par l’italien (oui la bonne base de la 208 aiderait bien Sergio dans sa course à la réduction des coûts)

Au final, on a l’impression que les PSA et Opel sont peu enclins à avancer pour le moment avec le groupe italo-américain et si l’idée de faire opposition à VW en Europe est bonne, les bases ne sont actuellement pas là et les arguments de Turin ne séduisent personne pour l’instant. Sergio Marchionne devra donc revoir sa copie, chercher d’autres partenaires ou se renforcer seul. Mais pour cela, il nous faudra patienter quelques temps encore.

Via Bloomberg.