Après les élections municipales du printemps derniers bon nombre de villes ont changé d’équipe municipale et par là même de politique de gestion des agglomérations.

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Ainsi quelques villes importantes de l’hexagone, notamment dans l’ouest et le sud ouest ont fait le choix de refaire une petite place à l’automobile dans le paysage urbain d’où elle avait été exclue depuis une ou plusieurs mandatures. Tramways, couloirs de bus (à moteur diesel…), multiplication des pistes cyclables dans tous les sens (même ceux qui peuvent être dangereux !), suppression  de places de stationnement, augmentation du coût horaire des parkings, rétrécissement  des voies de circulation ont été au programme de très nombreuses agglomérations depuis une décennie et demie. Reste que ces choix ont été fait au nom du « bien être » des citadins, de la qualité de l’air et de quelques justifications dont nous avons déjà parlé ici mais ils n’ont pas forcément pris en compte la vie des villes qui ne passe pas uniquement par des décisions souvent très politiques et engagées.

On note donc une évolution de la situation dans certaines villes et cela commence à se matérialiser par quelques décisions qui vont légèrement modifier la vie des automobilistes en ville mais qui pourront avoir un assez fort impact médiatique. Ainsi à Angers dans le Maine et Loire, Christophe Béchu nouveau maire de la ville et le conseil municipal viennent de signer un petit come back de l’automobile en zone urbaine en rendant gratuite la première heure de stationnement. Cette évolution de la réglementation vise à soutenir les zones marchandes et commerçantes du centre ville qui, dans certains quartiers de la cité, ont complètement disparu du fait d’un plan de circulation qui ne prenait pas en compte les magasins et les autres éléments de la vie sociale et économique de la ville.

A la Roche sur Yon en Vendée, Yves Brouard, le nouveau maire veut redynamiser le centre-ville et il dit avoir  écouté les commerçants qui veulent favoriser le stationnement de leurs clients. Pour ce faire, le stationnement est désormais gratuit le samedi sur toute la voirie municipale et dans les parkings couverts de la ville (notamment Place Napoléon et dans ses abords).

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Un autre exemple nous vient de la ville rose, Toulouse, où l’on dit clairement que l’ère de la sacralisation du vélo est révolue. Et on joint le geste à la parole puisque la municipalité vient de décider d’une part de rétablir un stationnement moins cher dans les parkings de la ville gérés par la société Vinci et d’autre part elle supprime l’aide à l’achat de vélos électriques qui avait été instituée par la précédente municipalité. 

Une ville comme Auray dans le Morbihan vient de rendre une zone piétonne à la circulation, Pau vient de revoir son  plan de circulation pour faire entrer davantage d’automobiles dans le centre-ville et des pistes cyclables sont supprimées. On trouve des cas similaire à Lille Métropole, Dole ou même Thionville qui supprime sa grande piste cyclable qui traversait la ville.
On ne compte pas non plus le nombre de budgets dédiés aux pistes cyclables qui sont supprimés. Même si cela a des relents de simple politique politicienne, on notera que de nombreux maires de très grosses agglomérations sont toujours opposés au retour d’un peu plus de voitures dans les centres ou à la gratuité totale ou partielle du stationnement urbain.

Tout cela est un long et vaste débat qui porte sur l’acceptation de l’autre, la survie des centres villes commerçants et surtout à moyen terme le juste équilibre en milieu urbain entre voitures, motos, camions, vélos, transports urbains et piétons.

Via OuestFrance, SudOuest, Someway.fr, LeMonde.