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Non, ce soir, vous ne regarderez pas Danse avec les Stars. Je vous emmène avec moi au très chic Brand Store BMW, sur la non moins chic Avenue Georges V à Paris. Et comme vous avez été sage, vous pourrez m’accompagner pour un petit tour dans la plus puissante des Série 4…

Pour ceux qui ne n’ont pas encore franchi les portes de cette vitrine, petit rappel : le Brand Store Georges V (c’est son petit nom) a été inauguré au printemps 2012 sur l’avenue Georges V, au cœur du fameux « Triangle d’Or ». Il s’étend sur 1100 m² et renferme, selon les expositions, les derniers modèles de la marque et même parfois des concept-cars. Ainsi, nous avions droit à une Série 3 Gran Turismo (que j’avais essayé en Juin dernier), le concept ConnectedDrive Vision (toujours aussi spéciale avec ses « guirlandes » de lumière autour de l’habitacle), une M3 Coupé « DTM Edition » et, bien sûr, une Série 4, mais nous y reviendrons plus tard.

Si nous avions été invités, c’était pour le vernissage de l’exposition « Sur la route du photographe » d’Eric Tabuchi. Durant plusieurs mois, l’artiste a sillonné les routes de France (au volant d’une BMW, of course) et a ramené une multitude de clichés des bâtiments et objets qui bordent nos routes. Le résultat est assez surprenant, remettant au centre de l’attention des choses totalement délaissées du regard d’habitude. J’ai bien aimé.

Une fois cette parenthèse artistique refermée, venons aux choses qui risquent de vous plaire un peu plus : la BMW Série 4. Romain l’a essayé pour vous il y a quelques semaines (et vous pouvez retrouver son essai ici), ce qui me permet de zapper les présentations de la bête. A l’intérieur du Store trônait une 420d en finition M-Sport. 1° impression : woah. La voiture dégage une réelle prestance, à la fois classique mais bien rehaussée par les divers éléments spécifiques à la version, comme les boucliers et les jupes latérales. Pour ne rien gâcher, le gris alu met bien la ligne en valeur. J’ai surtout apprécié l’arrière, assez large et très posé, notamment grâce aux feux très étirés, tandis que la sortie d’échappement chromée s’occupe du spectacle. En ouvrant la porte (sans encadrement), on découvre le magnifique volant à moyeu rond, lui aussi spécifique à la version. Sa large jante au cuir de grande qualité promettent une préhension parfaite (et c’est le cas). Le modèle était aussi équipé d’un placage en aluminium finement travaillé, qui est un bonheur à regarder et à toucher. Le style extérieur travaillé, le beau volant, les sièges enveloppants : tout cela encourage une seule chose, conduire. Ça tombe bien, une 435i vient de se garer juste devant l’entrée et nous attend…

C’est quoi, une 435i ? Une Série 4 forte de 306 ch, propulsée par le fameux 6 cylindres en ligne maison. Tout cela permet d’expédier le 0 à 100 km/h en 5,1 petites secondes : c’est donc elle qui assure par intérim le rôle de « la plus rapide des Série 4 », en attendant la future M4, qui sera révélée en Janvier prochain. Partons à la découverte du modèle qui nous est réservé : une finition Sport, de belles jantes 19’’, une teinte grise foncée, et, à l’intérieur, un incroyable et somptueux cuir rouge. L’alliance intérieur/extérieur est juste parfaite. Mais, mis à part l’extravagant habitacle, cette Série 4 a le bon goût de rester très discrète : cachez le sigle à l’arrière, et elle deviendra totalement anonyme. Seules les deux sorties d’échappement trahiront son pedigree.

Avec une telle cavalerie sous le capot, vous vous imaginez sûrement que l’essai prendra place sur une piste fermée ou sur les petites routes désertes de l’Ouest parisien. Que nenni : ce sera au cœur des embouteillages parisiens de fin de journée. C’est bien plus original pour nous et bien plus réaliste pour vous. Moteur, le 6 en ligne se réveille dans un doux feulement. Sélecteur sur D, et la voiture glisse sur les pavés de l’Avenue. En mode Confort, la Série 4 est un bonheur à conduire : elle est ultra facile, les rapports, comme d’habitude avec la BVA8 de la marque, s’engrainent sans aucun à-coup, le Stop&Start est discret et réactif, la voiture semble s’accommoder parfaitement bien des désastreuses conditions de conduite. Nous voilà arrêtés à un feu rouge, la rue est déserte devant nous : il est temps de passer un mode Sport et voir ce que vaut l’auto lorsqu’on appuie un peu sur l’accélérateur. Nous ne serons pas déçus : la voiture s’arrache avec une facilité incroyable et pousse vraiment très fort, tandis que le rauque son du moteur nous envahit les tympans. Ainsi, après avoir repris nos esprits, on se rendra compte qu’on roule quasiment au double de la vitesse autorisée… Mollo donc, et de toute façon les embouteillages nous rattrapent bien rapidement. Et là, la voiture devient nettement moins agréable : l’accélérateur et le frein deviennent bien moins progressifs, la boîte nous gratifie d’un bon gros à-coup à chaque passage de rapport… Normal : nous étions restés en mode Sport. Je sélectionne alors le troisième mode, le fameux (messieurs les puristes, apprêtez-vous à hurler) EcoPro. Je retrouve alors la douceur du mode Confort, mais encore plus poussée puisque le moteur se fait totalement oublier : la voiture glisse littéralement le long des Champs Elysées, avec un confort proche de l’excellence. Mais la vitrine du Brand Store réapparaît déjà, et il est temps de rendre à regret les clés, tout en se jurant intérieurement que notre prochaine voiture aura le même cuir rouge.

Vous l’aurez donc compris : malgré son impressionnante fiche technique, la 435i peut se conduire comme une bonne citadine. Une polyvalence qui ne vient pas forcément à l’esprit lorsqu’on pense à la puissance disponible, et qui achève de nous convaincre que la Série 4 est une auto réellement très aboutie. Son succès devrait donc rejoindre celui de son aînée, la défunte Série 3 Coupé. On ne peut que le lui souhaiter…

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Merci à Sonia et Louise pour l’invitation, ainsi qu’à Pierre-Alexandre pour le petit tour.

Crédit photos : Ugo Missana, Arnaud L.

Photos issues de l’exposition : © Eric Tabuchi.