Après une publication au J.O le 27 juillet dernier, le PV pour non respect des règles de stationnement devient effectif ce jour, lundi 1er août 2011. Il vous en coûtera désormais 17 euros contre 11 précédemment si vous n’apposez pas le fameux petit ticket sur votre planche de bord !

Cette mesure pédagogique est sensée faire comprendre aux gens ce qu’il faut faire et ne pas faire ! Reste qu’on est presqu’à une mesure à minima puisque le CFL demandait un PV à 20€, les élus verts parisiens et des grandes villes voulaient quant à eux faire passer le fameux papillon à 30€ de manière à vraiment dissuader les récalcitrants. Mais dans une période qui n’est pas faste pour nos gouvernants, l’approche d’élections, une conjoncture économique et financière qui est difficile pour 90% d’entre nous, il aurait été mal venu, et surtout sanctionnable dans les urnes, de pousser le curseur au maximum !

Cette hausse ( la premières depuis plus de 20 ans ) devrait permettre de faire passer les recettes de près de 25 millions d’euros/an à environ 36 millions d’euros ( +45% tout de même ) qui sont répartis entre l’état et les collectivités locale à raison d’un partage fait comme suit :

Etat : 47% / Collectivités locales : 53%

Reste que cette hausse si elle est dissuasive dans un grand nombre de villes françaises, ne le sera pas forcément sur Paris et sa couronne où la journée de stationnement coûte en moyenne 26€/jour ! Pour rappel, ce PV à 17€ vaut pour le non paiement du stationnement mai aussi pour le stationnement dans le sens contraire à celui de la circulation, l’empiètement sur un passage pour piétons et le non respect du stationnement alterné unilatéral.

 

Qu’on se le dise, l’avertisseur de radar est mort, place à l’outil d’aide à la conduite… ou comment l’Etat ( Ministère de l’interieur ), la Sécurité routière et l’AFFTAC ont accouché d’une souris alors que c’était une montagne qui nous était promise.

Les parties viennent donc de signer un fameux protocole d’accord qui est très clean, très soft et qui sur le fond ne change que très légèrement les choses sauf dans l’appellation de l’objet du débat printanier. Ainsi les outils d’aide à la conduite ne vous donneront plus exactement l’emplacement des fameux radars mais vous indiquera avec précision la zone dans laquelle vous allez pouvoir en croiser un ou plusieurs. De même, le coté communautaire de ces systèmes d’aide à la conduite est maintenu.

Pour se donner bonne conscience et pour se faire accepter par les autorités, les appareils d’aide à la conduite se feront les relais de certains messages de la Prévention Routière. La seule « vraie » nouveauté vient de la mise à jour qui aura toujours lieu via les fabricants-opérateurs mais qui ne précisera plus si on arrive sur une zone radarisée ou une zone avec chantiers et travaux. Voilà la grande nouveauté, avec le changement de nom, qui a demandé des semaines de discussions, de débats et surement quelques millions d’euros dans le budget de l’état qui n’en n’avait pas besoin !

Via  AFFTAC, LeParisien.