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Un premier essai, c’est toujours un moment unique. On se dit avant qu’on ne va pas prendre une voiture de malade, mais on espère en secret se retrouver avec une bonne surprise et pouvoir se dire qu’on ne sera pas déçu. Je vous le dis tout de suite : elle est surprenante cette petite Kia, malgré quelques points négatifs…

C’est donc mon premier essai, et comme premier essai je me suis dit : on va taper dans la voiture d’un jeune permis, une voiture simple. J’ai donc essayé de chercher dans les nouveautés une voiture qui remplirait ce critère mais assez sympa pour passer un bon week-end en sa compagnie ! J’avais déjà reçu un mail de Kia me proposant les voitures à emprunter dans leur parc presse. Et je me suis dit « La Picanto restylée que j’ai vu à Genève me plaisait bien, alors pourquoi pas ? ». J’ai donc envoyé un petit message et hop la Kia Picanto Sport me fut réservée. Le vendredi qui suit, je vais chez Kia récupérer la voiture et là, je flash sur sa petite bouille digne d’un petit jouet !

Tout d’abord, on va parler du style extérieur. Elle annonce tout de suite un côté sportif ! Elle dispose d’une face avant et arrière spécifique. A l’avant on retrouve un bouclier avant noir qui accueille les anti-brouillards, alors qu’ils sont déportés aux extrémités dans les versions normales. On y retrouve aussi des fausses entrés d’air de part et d’autres de la calandre. A l’arrière, ces mêmes fausses entrés d’air sont présentes, ainsi qu’un diffuseur en plastique et une double sortie d’échappement qui, déception, n’est que du paraître car elle provient d’une ligne d’échappement unique. La petite dispose aussi de jolies jantes 15 pouces du plus bel effet, associées à cette très belle peinture rouge métallisée nommé « Signal Red » (option à 480€). Il faut l’avouer que la petite coréenne ne passe pas inaperçue.

On passe ensuite à l’intérieur, ce n’est pas la finition qui pèche, bien qu’il y ait quelques erreurs d’ajustements et des matériaux pas très flatteurs, chose qui est presque pardonnable dans une voiture de cette catégorie. Mais, on remarque tout de suite une certaine austérité germanique du tableau de bord, qui déçoit un peu. On est dans une voiture censée avoir une finition sportive, ce qu’on a vu à l’extérieur. Et là, à part un volant qui, il faut l’avouer, est superbe et très bien fichu, et des inserts noir laqué, qui peuvent plaire mais qui surtout attirent les traces de doigts, on a rien de sportif, dommage… Les sièges sont eux un poil trop dur, mais compensent par un bon maintien lorsque l’on attaque un peu. La sellerie couleur noir gris et rouge ne m’a pas plu du tout, c’est pas folichon et j’aurais préféré des couleurs plus gaies. Aux places arrière, on se sent étriqués quand on fait comme moi plus d’1m80, mais, en même temps, dans une voiture de cette taille, on ne s’attend pas à l’habitabilité d’une Maybach. Le coffre quant à lui mesure 200 litres, assez pour faire des petites courses mais pas plus. Un volume moyen pour un véhicule du segment A. Enfin, pour ce qui est des rangements intérieurs, la petite est très bien dotée, la boite à gant très grande et dans les portière on peut aisément glisser une bouteille d’1 litre d’Evian, Elle dispose encore de rangements sous les siège avant et d’un vide poche central immense (où j’ai pu, pour les connaisseurs, glisser mon Nikon D800 et un 17-35mm) qui peut se transformer en double porte-goblet, ingénieux.

Coté équipement la voiture est bien dotée comme toujours sur les coréennes. Côté sécurité, mon modèle haut de gamme possédait l’ABS, ESC (ou ESP), l’assistance au freinage d’urgence (BAS), l’assistance au démarrage en côte, le contrôle de pression des pneumatiques, l’allumage des feux automatiques (mais pas des essuies glaces), d’un régulateur/limiteur de vitesse, des projecteurs avant anti-brouillard et des feux avant diurnes et feux arrière à LED. Coté audio, elle disposait d’un autoradio CD Bluetooth AUX/USB/iPod avec 6 hauts parleurs, qui pèche par un cruel manque de basse. Le système de navigation avec un écran de 7″ sera disponible fin 2015. Coté confort, la petite asiatique était équipée du volant réglable en hauteur, des rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement avec répétiteur de clignotant ou encore des vitres latérales arrières et lunette surteintées. Ainsi que d’équipements digne de catégorie supérieure, comme les sièges avant et le volant chauffants. Malheureusement la Kia n’était pas équipé de radar arrière de recul, qui sont pour moi une obligation dans une voiture citadine haut de gamme aujourd’hui. Il peut néanmoins être rajouté en concessions. Elle ne disposait pas non plus d’un système Stop/Start, très utile en ville pour faire des économies de carburant.

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On passe ensuite au comportement routier. En ville, son terrain de jeux favori, la Picanto se joue des difficultés parisiennes grâce à sa taille contenue (3,595 m de long et 1,595 m de large). Son petit moteur est idéal pour la ville : à la fois nerveux en première et souple en seconde/ troisième. On est au volant d’une parfaite citadine. Par contre, lorsqu’on sort de la ville elle pêche par un gros manque de puissance. Lors d’une escapade en vallée de Cheuvreuse (78), j’en ai profité pour tester le châssis et la direction dans ses virages tortueux dignes des montagnes. Je me suis alors rendu compte, que le « Sport » apposé sur le nom de la voiture n’est que marketing. Le petit 4 cylindres d’1,2 litre pêche par un manque de puissance : on doit toujours repasser en troisième, voire en seconde pour avoir assez de puissance pour doubler, c’est une vrai citadine. Dans les virages sinueux, on se rend compte que la direction est un poil floue, et oui la direction à assistance électrique asservie à la vitesse n’est pas faite pour ce genre de route. Le châssis quand à lui est pas mal mais montre ses limites avec une conduite sportive, le train arrière glisse un peu. En dehors de ça, lorsque l’on utilise cette voiture dans son domaine de compétence, elle est très silencieuse et ne souffre d’aucuns défauts. Pour ce qui est de la consommation, la marque annonce en ville 6,3l aux 100km et j’ai presque réussi à atteindre ce chiffre avec 6,6l. A la campagne lorsque l’on s’amuse un peu la consommation peut monter jusqu’à 8 l aux 100km. Et sur autoroute ce chiffre descend officiellement à 4,7l mais officieusement, on est plus proche des 5,5l.

Pour ce qui est de la concurrence, la petite Picanto est moins chère : proposée à 14 180€ avec l’option peinture métallisée (13 700€ sans). La Renault Twingo, si on met le moteur et les autocollants de côté,  dans sa version « SL EDITION ONE » la petite française est proposé à 15 800€ avec le GPS TomTom, le R-link et la caméra de recul en plus mais sans clim auto ni sièges et volant chauffants. Chez Peugeot, pour le même prix (13 980 €), on a moins bien, si on oublie l’écran tactile avec Mirror Screen. La Lionne ne dispose pas de la clim auto et dans sa finition Allure ne dispose pas d’autant de style que la Coréenne. Chez Citroën, c’est sensiblement pareil que pour sa soeur sochalienne.

Pour le reste, le modèle d’entrée de gamme de cette Kia Picanto est proposé à 9 900€ avec un moteur 3 cylindres 1.0l de 66ch.

Enfin, pour conclure, je vais vous donner mon avis sur cette voiture, est-ce que je dépenserais 14 180€ dans cette voiture? La réponse est probablement oui. Elle est parfaitement conçue pour ce qu’elle doit faire, de la ville, ce que je fais quotidiennement. De plus sa garantie 7 ans (ou 150 000 km, n’est pas négligeable lorsque l’on achète sa première voiture. Mais j’aurais préféré un modèle plus radical, une Kia Picanto GT à l’image de sa grande soeur Pro Cee’d GT. Peut-être une prochaine version Monsieur Kia?

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Je remercie Kia pour le prêt et la confiance. Et Victor Desmet, pour m’avoir aidé lors de ce premier essai.

Photos : Ugo Missana