Alfa Romeo Portello

Ca nous manquait ! Coup de buzz estival autour d’une marque (hélas) moribonde ou presque ? Coup de force de l’administrateur délégué de Fiat SpA ? Pression sur les syndicats et l’état italien ? Justification de l’absence d’investissement ?

Toujours est il que Sergio Marchionne trouve que les discussions et négociations avec les syndicats n’ont que trop duré et de pousser son « coup de gueule estival » en annonçant haut et fort : »L‘Italie va devoir décider si elle veut que la production des Alfa Romeo et Maserati soit italienne ou ne soit pas ! Ce n’est pas vraiment un problème car de toute façon, Fiat et Chrysler ont plusieurs options. Et de poursuivre :« La seule arme que nous ayons à notre disposition (NDLA : sous entendu, pour imposer mes choix et décisions) c’est de stopper nos efforts dans le marché du haut de gamme, un segment où nous ne nous sommes pas aventurés dans le passé à cause de la fainéantise et de l’inhabilité des salariés, laissant nos « amis » allemands seuls sur le segment. Nous voulons et devons bouleverser le cadre idyllique que les syndicats, employés se sont créés pour eux-mêmes ! ». Dont act.

Au début de l’affaire, il y a le conflit qui oppose le groupe automobile italien aux syndicats sur le thème des temps de repos et les durées des roulements de travail dans les usines italiennes. Nous savons tous depuis de long mois que Fiat veut les augmenter ce que refusent les syndicats (même ceux qui ont signé les accords Marchionne !). Pour faire pression sur les syndicalistes et les salariés, la direction de Fiat a appelé à la rescousse l’état italien afin qu’il crée de nouvelles lois et décrets  pour mettre en place une nouvelle législation qui ne défavoriserait pas les constructeurs face aux syndicats lors des négociations. Plus largement la mise en place d’une telle loi aurait des répercussions sur l’ensemble de l’industrie italienne et pourrait engendrer un conflit social national et majeur, ce dont ne veut pas le gouvernement italien qui est à la manoeuvre pour relancer le pays !

Avec un tel refus d’investissement, ce sont les futurs des firmes de Milan et de Modène qui sont assez sérieusement compromis car pour l’instant chacun campe sur sa position pour des raisons diverses mais qui sont aussi compréhensibles au regard de la conjoncture actuelle ! Reste à se faire à l’idée d’Alfa et de Maserati made in USA ou Mexico si les marques peuvent perdurer ainsi…

Via Reuters, Cnnexpansion