L’affaire est relatée par Al Watan. Elle concerne un drifteur amateur saoudien qui a loupé une figure, accidenté sa voiture qui a finalement fini sa course dans la foule en tuant deux spectacteurs.

L’homme passait au tribunal d’Onaiza en début de semaine pour répondre des fait qui lui sont reprochés et dont il est l’auteur. Les juges saoudiens qui ne semblent pas être des faciles ont qualifié le conducteur de “mutannish” (celui qui ne tient compte de rien en arabe) et il lui ont fermement reproché de se laisser aller à des plaisirs faciles et à des cascades automobiles seulement pour le simple fait de se procurer des sensations fortes. Ainsi les autorités judicaires ont qualifié le comportement du chauffard de négligences criminelles et les faits d’homicide.

En conséquence les juges ont prononcé la peine de décapitation publique comme juste punition pour son acte odieux et aussi afin de dissuader d’autres personnes qui altèrent la sécurité de la nation et pervertissent le bon sens et la morale des gens. On ne sait pas quand la sentence sera éxécutée ni si elle le sera réellement car le ministère saoudien de la justice s’est refusé à tout commentaire. Pour mémoire, l’Arabie Saoudite qui suit une version stricte de l’islam sunnite, n’a pas un code pénal écrit et les verdicts des juges sont en grande partie fondés sur leur propre interprétation du Coran.

Un récent acccident de drift sauvage en Arabie Saoudite

(NDLA : Reuters explique qu’en 2005, un homme avait été condamné à la même peine pour les mêmes raisons (3 mineurs tués) avait vu sa peine commuée en 20 ans de prison et… 3000 coups de fouets ! Légèrement barbare. )

 

Via Al WAtan, Reuters.