Aston Martin et Ulrich Bez

A l’heure où Aston Martin met en place son partenariat avec AMG, le constructeur de Gaydon fait savoir par la voix du Dr U.Bez qu’il compte rester fidèle au bloc V12 et qu’il ne cèdera ni aux sirènes du downsizing par la diminution du nombre de cylindres ni à celles de l’hybridation. Etonnante position que celle ci à l’heure des supercars hybrides ou du renoncement de certains constructeurs aux gros moteurs.

Certains verront dans cette annonce des moyens de R&D limités chez Aston et l’annonce non voilée d’un suicide économico-industriel, d’autres diront que cette décision est celle d’une marque « rebelle », hors du politiquement correct qui prévaut depuis quelques années dans l’automobile. Aston sera t’il un des derniers gardiens du temple des grosses cylindrées ? C’est de l’ordre de possible quand on connait l’attachement des britanniques aux valeurs classiques.

Toujours dans le même ordre d’idée et quand on lui parle de baisse de la consommation et des émissions de CO2, le Dr Ulrich Bez donne sa vision de la chose et nous assène une vérité toute simple quand il s’agit de parler consommation et hybridation. Lorsqu’il compare l’économie de consommation de carburant possible grâce à une motorisation l’hybride, le Dr Bez explique sans détour : « Il suffit de conduire moins vite et de fait la consommation sera moins élevée. » 

Voilà un principe simple comme bonjour et compréhensible par tous mais cela ne nous dit rien au sujet des futures taxes liées au mix CO2 de la gamme qui pèseront sur la trésorerie d’Aston Martin dans quelques années quand l’Union Européenne aura mis en place ses contraintes financières. A moins que ce propos soit un simple aveu d’impuissance mais là aussi rien est moins sur car Aston compte repartir très vite à l’assaut du marché des voitures de luxe.

Via Aston Martin, Caradisiac.