Pour sa saison estivale, le C_42 a décidé d’en mettre plein les yeux ! Le showroom Citroën de l’avenue des Champs Élysées à Paris rassemble les concepts les plus marquants présentés par les Chevrons depuis 2006. C-Métisse, Hypnos, Revolte et Survolt, sans omettre l’immanquable GT, toutes ces merveilles souscrivent au titre de l’exposition : « Now Future ». Titre changé en « New Future » au début du mois de juillet, pour des raisons inconnues… Il n’en reste pas moins que ce régal des yeux se déguste sans modération. Après une saison politique au printemps, Citroën n’hésite pas : le futur, c’est nouveau et c’est maintenant !

Citroën C-Métisse – 2006

Commençons notre visite, non par le rez-de-chaussée, mais par le sommet. Sur la dernière plate-forme, troisième palier du C_42, est exposée celle qui est aussi le plus ancien des concepts-car de cette exposition, la C-Métisse. « Ancienne », le mot peut sembler fort, et pourtant la C-Métisse aura 6 printemps au prochain automne, un âge qu’elle ne fait pas tant son impressionnant design reste moderne. Au Mondial de l’Automobile 2006, Citroën était en pleine mue et commençait à quitter ses atours de « constructeur pour papy » : le Grand C4 Picasso venait d’être lancé, la C4 n’avait que deux ans, et les victoires du duo Loeb/Elena en WRC pleuvaient déjà. Cette C-Métisse s’inscrit dans la veine des concepts C-Sportlounge (2005) et C-Airlounge (2004) qui la précèdent, en suivant le même but de renouvellement de l’image des Chevrons.

Pur produit de l’équipe menée par Jean-Pierre Ploué, la C-Métisse a un design particulièrement dynamique. Le long capot, dont les crosses chromées participent à l’allongement visuel, les entrées d’air béantes ceinturant des phares effilés à diodes et une calandre aux Chevrons ailés donnent une partie avant puissante. A l’inverse, l’arrière est très court, avec une petite lunette concave, et le pavillon s’abaisse tel un coupé. Mais la C-Métisse a bien quatre portes antagonistes, en élytre à l’avant, et basculantes à l’arrière.

Sous le capot, la C-Métisse reste également moderne, même si elle fait un peu moins sportive. C’est en effet le V6 HDi de 208 ch qui lui donne vie, même si -déjà- Citroën réfléchit à une hybridation puisque le train arrière possède deux moteurs électriques de 20 ch complémentaires, une architecture qui n’est pas sans rappeler l’Hybrid4 de PSA aujourd’hui. Elle accélère fort : 0 à 100 km/h en 6,2 secondes et 1 000 m départ arrêté en 25,4 s. Ses émissions de CO2 supposées sont de 174 gr/km, une valeur ramenée sur la DS5-H à 99 grammes, même si son moteur thermique est différent (4 cylindres 2.0 l plutôt que V6 2,7 l). La C-Métisse a connu une autre teinte : un gris clair mat, couleur intronisée au salon de Francfort 2007, et dans laquelle elle fut exposée au C_42 en 2009.

GT by Citroën – 2008

C’est un des concepts les plus marquants de l’année 2008, sinon le plus marquant de tous : la GT by Citroën. Celle qui devait n’être qu’une étude de style flamboyante de la « supercar de 2025 » pour un jeu vidéo va défrayer la chronique et susciter d’immenses espoirs chez tous les passionnés d’automobile. Tout commence avec une amitié, celle qui lie depuis l’enfance le designer Citroën Takumi Yamamoto et le concepteur de jeu Kazunori Yamauchi chez Polyphony Digital. Ils imaginent intégrer à la prochaine version du jeu Gran Turismo 5 une supercar badgée Citroën. Jean Pierre Ploué est plus que séduit, déclarant plus tard voir là se réaliser un rêve, celui de créer une voiture sans limite. Le champ des possibles s’ouvre alors.

Une fois la décision entérinée, il faut que le concept soit prêt pour le Mondial de Paris 2008. Les premiers travaux ne commencent qu’en janvier 2008, alors qu’il faut plus d’un an pour préparer un concept ! Malgré cette contrainte, les premiers essais de roulage se font bien en septembre 2008, une prouesse de rapidité pour le développement technique. Et immédiatement elle séduit tout le monde : son profil très bas, son interminable aileron façon « bec de canard », et ses grandes ouïes travaillées s’accordent à merveille avec les codes stylistiques de Citroën, que l’on retrouve avec une calandre inédite pourvue des nouveaux Chevrons ainsi qu’avec les immenses jantes de 21 pouces. Le regard de la GT by Citroën (GT pour Gran Turismo) est extrêmement perçant, et totalement à diodes. Citroën explore un terrain sur lequel on l’attendait pas, et c’est un coup de maître. La GT reprend de nombreux gimmicks de supercars, comme les portes en élytre ou le châssis en fibre de carbone nue, mais y ajoute son talent et sa « Créative Technologie » (le nouveau slogan de la marque depuis 2009). Ainsi, les rétroviseurs en fibre de carbone sont d’impressionnantes pièces d’orfèvrerie.

Le travail perfectionniste et talentueux des designers Citroën continue dans le cockpit de la GT. Stricte deux places, les sièges baquets en fibre de carbone tendue de cuir maintiennent fermement le pilote face au volant multifonction, au style librement inspiré par la Formule 1, et à l’affichage tête haute. La console centrale et les contreportes imitent les fentes branchiales des requins, que l’on retrouve également dans l’intérieur du concept Hypnos. Le coup de force reste néanmoins les parements en cuivre de l’intérieur, un délire stylistique impensable en série tant le cuivre retient la chaleur. Ce n’est là qu’un des nombreux obstacles pour une fabrication en plus grand nombre.

Très vite, la question d’une production en petite série se pose : Citroën osera-t-il ? Par la voix de Gilles Vidal au Mondial, toute production est exclue. Mais Jean-Pierre Ploué fait renaître l’espoir en mai 2009 dans Turbo, annonçant que la GT avait « 50 % de chances d’être produite » pour un prix évalué autour du million et demi d’Euros. Les rumeurs vont alors bon train pendant toute une année : on parle de 10 à 20 exemplaires, dont certains auraient déjà fait l’objet d’un acompte de la part des clients les plus intéressés. Il n’en aura été produit en réalité que 6, tous propriété de Citroën, qui les utilise pour faire sa promotion autour du monde, notamment lors de l’EuroCitro. L’obstacle à la production en série de la GT n’était ni le manque de client ni d’envie chez Citroën, puisque même la direction de la marque semblait conquise par le projet. L’écueil était néanmoins indépassable car il était d’ordre mécanique.

La difficulté pour équiper la GT d’un moteur pouvant lui convenir eut raison de tous les espoirs et de toutes les volontés. Les 6 concepts sont équipés d’un V8 essence à la sonorité rauque, d’une puissance de 640 ch, dont on ignore la provenance même si l’on a longtemps parlé de la Corvette ZR1. Il semble que, malgré un an de recherches, Citroën n’ait pu trouver le partenaire idéal pour donner vie à la GT. S’ajoutait à ce souci majeur la question de la production, puisque Citroën n’avait ni châssis ni chaîne de montage préparée pour la GT.

Finalement, la GT restera virtuelle, et elle se défend très bien sur Gran Turismo 5. Ses 1400 kg, pour une longueur de 4,9 m, une large de plus de 2m et une hauteur de 1,09 m, y sont mus par 4 moteurs à pile à hydrogène (ou X4) développant plus de 780 ch ! De quoi effacer le 0 à 100 km/h en 3,5 secondes, et atteindre les 330 km/h. Même 4 ans après sa révélation, la GT conserve tout son pouvoir séducteur, et l’on se dit que l’on est passé à côté d’une supercar française historique.

Citroën Hypnos – 2008

Du Mondial de l’Automobile de l’année 2008, l’on se souvient de la fantasmagorique GTbyCitroën. L’on se rappelle moins de l’autre concept-car que présentèrent les Chevrons sur leur stand, l’Hypnos, et qui était tout aussi important pour l’Histoire de la marque. En effet, si la GT permettait définitivement à la marque de s’émanciper et de renouveler son image, c’est à l’Hypnos que revenait l’honneur de présenter un petit rectangle au-dessus de la calandre qui allait tout changer : la gamme DS. Concrétisée depuis avec les DS3, DS4 et DS5, le label DS était alors bien moins défini, au point que l’on hésitait à en faire l’acronyme de « Distinctive Series » ou de « Different Spirit » (Esprit Différent).

Le Concept Hypnos, ou « DS-Hypnos », est un crossover qui croise tous les genres. D’une garde au sol surélevée, il se veut tout-terrain, mais sa ligne de coupé l’envisage non comme baroudeur mais comme concurrent face à des véhicules de type BMW X6 (lui aussi présenté en 2008). Sa motorisation est un diesel de 200 ch accouplé à un moteur électrique de 50 chevaux, pour un total de 250 sauvages équidés hybrides ne rejetant que 120 grammes de CO2 par kilomètre. A cheval sur de nombreuses catégories, Citroën n’hésite pas à décrire l’Hypnos comme une « Mercedes CLS 4×4 ».

L’extérieur du concept Hypnos est impressionnant : leurs auteurs Philippe Vanhulle et Gérard Ferdinand ont organisé un ballet ordonné de lignes puissantes et intensément gravées dans la carrosserie qui dynamisent le profil de ce SUV. Le toit est visuellement flottant, ce qui a pour effet d’alléger la ligne ; les jantes sont une nouvelle interprétation d’un thème cher à Citroën, celui des jantes « turbines » découvert sur les jantes « Adriatique » de la C5 en 2007 et que l’on retrouve encore aujourd’hui avec les « Faucheuses » des DS4 et DS5.

Citroën Hypnos 2008

L’intérieur n’est pas moins surprenant. On le doit à la designer Leighanne Earley, qui créa un intérieur raffiné notamment grâce au cuir et à une montre sur le tableau de bord. Toutefois, cet intérieur est aussi un régal des yeux grâce à ses couleurs qui parcourent toutes celles de l’arc-en-ciel et s’étalent sur les quatre sièges disposés de manière hélicoïdale autour d’une hélice centrale. Le symbole est fort : c’est une représentation de l’ADN Citroën, qui met en avant l’audace et la créativité.

Le concept Hypnos a vu depuis 2008 sa plastique reprise par le SUV C4-Aircross lancé au début de l’année : la custode arrière et les feux ont ainsi été entièrement décalqués sur cette version chevronnée du trio franco-japonais représenté également par les Peugeot 4008 et Mitsubishi ASX. Sous le capot, la technologie HYbrid4 hybride diesel est enfin passée à la série, notamment dans la DS5-H, que Citroën expose aussi cet été au C_42, mais dans une version légèrement moins puissante (200 chevaux cumulés plutôt que 250). Enfin, le label DS est devenu réalité dès 2009 avec la DS3 et ne cesse de prendre de l’importance dans la gamme Citroën, au point que la marque bâtisse en Chine des « DS-Store » spécialement consacrés à ses DS3, DS4 et DS5. D’ailleurs, il y a lieu de penser que le concept Hypnos a inspiré la DS4 par sa garde au sol surélevée et sa ligne de « coupé » à 5 portes.

Citroën Revolte – 2009

Au salon de Francfort 2009, Citroën présente sa vision d’une petite citadine hybride-diesel chic avec la Revolte. Ou plutôt, DS-Revolte, ainsi que le petit rectangle DS au dessus de sa calandre semble vouloir signaler. Mais, DS ou pas, cette Revolte rappelle plutôt une autre icône de l’histoire Citroën : la  2CV. Calandre, capote en accordéon, profil ovoïde, la Revolte évoque aisément l’ancêtre Chevronnée. Pourtant, Citroën avait promis malgré un riche passé refuser toute tentative de néo-rétro, un interdit transgressé depuis également par le concept Tubik faisant librement référence au fourgon Type H « Tube », révélé lui aussi au salon de Francfort, mais en 2011.

La Revolte tient fièrement à son nom. Ainsi, plutôt que d’être une réinterprétation de la très populaire 2CV, elle s’émancipe avec de très démonstratives portes antagonistes qui révèlent un intérieur extrêmement luxueux et mélangeant les genres. Si vous êtes le conducteur, vous tenez entre vos mains un volant digne de la science-fiction ; si vous êtes passager à l’arrière, vous vous installez sur une confortable banquette tendue de velours pourpre digne d’un salon galant du siècle dernier ; enfin si vous êtes passager à l’avant, vous devez être un poupon, car cette place est occupée par un siège bébé dos à la route !

Extérieurement, les audaces de cette puce révoltée sont également en nombre, avec à l’arrière un extracteur d’air, des feux sertis tels des rubis, et à l’avant par des phares totalement à diodes au regard perçant ainsi qu’une calandre aux Chevrons sous verre mais cerclés d’un chrome gravé du nom de la marque. On remarque également les pieds de pare-brise qui s’enfoncent profondément dans les ailes, une autre excentricité qui donne puissance et originalité à la Revolte.

Revolte est également un jeu de mots autour de son moteur hybride diesel-électrique. En effet, selon Citroën, ses batteries sont rechargeables sur secteur, faisant de la Revolte une plug-in Hybrid. Y comprendre donc qu’une fois branchée il peut y avoir Re-Volt… Cela explique pourquoi certains sites automobiles l’ont appelée « REVOLTe », le « e » minuscule faisant référence à l’électricité.

Craquante, la Revolte est une petite citadine de 3,68 m, soit 30 cm de moins que la DS3. Le succès qu’elle rencontra partout où elle fut exposée, notamment au Mondial de l’Automobile de Paris en 2010, ainsi que l’intention de Citroën de développer la gamme DS au-delà des trois modèles prévus fit naître l’espoir de voir en la Revolte une possible « DS2 ». Toutefois, malgré le succès commercial que pourrait être cette citadine, il n’y a à l’heure actuelle aucun projet concret lancé chez Citroën pour un tel modèle. Pour seul lot de consolation, il est à remarquer que la calandre de cette Revolte a depuis été reprise et émancipée par le concept Numéro 9, qui dessine lui aussi le futur de la gamme DS, pas par le bas mais vers le haut avec de futurs grands modèles.

Citroën Survolt Artcar – 2010

Pour le salon de Genève 2010, Citroën concocte une version acidulée de la Revolte. Plus qu’acidulée, c’est une puce survoltée, à tel point que c’est son nom : Survolt ! Citroën la dévoile d’abord dans la version originale mêlant gris mat, noir laqué et touches de rose. Puis la marque présente la Survolt au Mans Classic 2010 avec à son volant Vanina Ickx, dans une teinte totalement noire avec quelques touches de bleu turquoise. Enfin, la Survolt se révèle dans une version dite « Artcar » repeinte par l’artiste contemporaine Françoise Nielly, portraitiste française, à la façon des BMW Art Cars. C’est cette dernière, présentée après le Mondial de Paris 2010, que Citroën expose au C_42.

Derrière la peinture, la Survolt est une petite sportive électrique. Pour la décrire plus facilement, il faut l’imaginer comme le fruit des amours entre le GT -pour le côté sport- et la Revolte -pour l’esprit rétro, compact, et le moteur électrique. Ce mariage est particulièrement réussi, et aboutit à un petit coupé de 3,85 m de long sur 1,87 m de large et 1,2 m de haut. Immense aileron arrière, extracteur d’air, innombrables ouïes d’aération, montants de pare-brise aérodynamique et déflecteur anti-remous intégrés dans l’ovale de la carrosserie, la Survolt est un coup de maître stylistique et technique que l’on doit notamment à Frédéric Soubirou (également autour de l’extérieur des DS3 et DS5).

Coupé deux places, la Survolt est conçue autour d’un châssis tubulaire, tandis que la carrosserie est en fibre de carbone, limitant son poids à 1150 kg. Elle est équipée de deux moteurs électriques d’une puissance cumulée de 300 chevaux, ce qui lui permet d’atteindre en pointe les 260 km/h. Le 0 à 100 km/h s’effectue en 5 secondes. La puissance maximale annoncée que peut développer ce moteur est 450 chevaux. Ses deux batteries lithium-ion se rechargent en deux heures sur prise spéciale ou en 10 heures sur une prise 220V. L’autonomie ne dépasse pas les 200 km, ce qui explique que la Survolt n’ait fait qu’une courte apparition au Mans Classic sans pouvoir y courir.

La mise en production de la Survolt relève de l’utopie. Cependant, il fut un temps évoqué la possibilité de lui créer un Championnat spécifique, entièrement féminin, mené notamment par la figure de Vanina Ickx. Aucune suite à ce jour pour ce projet, ni cette année, ni de prévue l’année prochaine. Il est évidemment regrettable pour cette fille de GT by Citroën qu’elle suive le destin de son aînée, celle d’une belle de salon obligée de se cantonner à poser et à tourner sur des plateaux de salon plutôt qu’à tourner sur les pistes de circuits.

Citroën DS5 HYbrid4 – 2012

Incarnation roulante du slogan « Now Future » (le futur, c’est maintenant) comme du « New Future », la DS5 a la lourde responsabilité de porter l’image du haut de gamme Citroën tout comme celle des futures motorisations hybride-diesel de PSA. Présentée au Salon de Shanghai au printemps de l’année 2012, la DS5 est la dernière pierre de la gamme DS. Elle est même « plus » qu’une DS : en effet, si DS3 et DS4 sont intimement liées aux gammes C3 et C4, la DS5 n’a rien de commun hormis son logo avec la C5. Elle se permet même de créer son propre segment, celui des berlines monospaciantes hybrides à transmission intégrale. On n’en attendait pas moins de celle qui dérive du concept C-Sportlounge de 2005.

Au C_42, Citroën a installé un scanner pour expliquer la technologie de la DS5 HYbrid4. Il « déshabille » la double transmission du système, dont on rappelle la spécificité :

– un moteur thermique diesel 2,0 l HDi de 163 ch sur le train avant ;
– un moteur électrique de 37 ch sur le train arrière.
– l’ensemble donne une puissance cumulée de 200 ch pour une transmission intégrale.

L’autonomie en 100% électrique avoisine les 3 km. Une fois les batteries vides, le moteur thermique prend le relai grâce au discret Stop&Start PSA pour mouvoir la voiture, mais aussi pour recharger en roulant les batteries, comme sur une Toyota Prius. Ainsi, lors des accélérations, les 37 équidés électriques s’ajoutent au 163 thermiques, ce qui outre un surcroît de puissance permet de rouler en transmission intégrale, un avantage sécurisant et non négligeable sur route glissante. Enfin, une fois la moitié des batteries rechargées, vous pouvez contraindre le moteur à ne rouler que sur le mode « zéro émission » jusqu’à un nouvel épuisement des-dites batteries. Perfectionné, ce système n’en est pas moins complet et homogène. La DS5 est ainsi une puissante routière de 200 chevaux qui ne consomme que 4,5 l /100 km et qui est éligible au super bonus de 4000 euros décidé en juillet par le gouvernement. Si l’on ajoute en plus qu’elle est assemblée en France à Sochaux (une première pour une Citroën), il n’y a plus de raison d’hésiter à l’acheter !

La DS5 est devenue au mois de mai la nouvelle voiture Présidentielle, et elle semble avoir conquis également quelques ministres dont celui de l’Économie. C’est donc un début de carrière réussi pour la grande Citroën, qui semble de plus trouver le public sur le marché Français avec une part non négligeable de versions HYbrid4 (la mieux dotée, la plus chère à l’achat, donc la plus pourvoyeuse de marges pour PSA).

La DS5 est fille du concept C-Sportlounge, présenté en 2005 au Salon de Francfort. Un large tableau nous le rappelle au C_42, montrant l’évolution du design du concept vers le véhicule de série. L’on voit ainsi comment les principaux gimmicks du C-Sportlounge (sabre chromé, chromes latéraux, écopes de pare-choc) ont trouvé leur place sur une Citroën de la gamme DS, à la calandre un tantinet remaniée et à la silhouette retravaillée. Lors de l’exposition annuelle des Concepts Car à l’Hôtel des Invalides, Citroën avait mis côte à côté C-Sportlounge et DS5, ce qui permettait de distinguer encore mieux ces deux voitures que 7 années séparent.

Une rétrospective photographique au dernier étage du C_42 permet de découvrir ou redécouvrir tous les Concept-car Citroën, depuis la Karin du Salon de Paris 1980, à la Numéro 9, de ce printemps 2012. A noter que cette longue banderole est titrée « Now Future ». C’est le titre d’origine de la saison estivale du C_42, car au début du mois d’août, la façade arborait un nouvel intitulé : « New Future », le Futur Maintenant.

« New Future » au C_42 Citroën

L’explication donnée par les responsables du C_42 à ce changement de titre est assez obscure : « problème de traduction », ont-ils confié à votre serviteur. Or, qu’il soit « new » ou « now », futur en anglais continue de s’écrire « future »… La raison est à chercher en réalité du côté de l’actualité économique de PSA, notamment celle de l’usine d’Aulnay-Sous-Bois, où seule la Citroën C3 est produite, et dont la direction du groupe automobile a annoncé le 12 juillet sa fermeture pour 2014. Dès lors que le futur de cette usine apparaît compromis, il n’était plus de bon ton de gloser autour d’un « Now Future » aux accents de « No Future ». D’ailleurs, la confusion n’a pas tardé sur Internet où la façade du C_42 fut réinterprétée (photo postée sur le forum Worldscoop à la fin du mois de juin) :

Cette sympathique saison du C_42 est à découvrir jusqu’à la mi-septembre, au 42 de l’Avenue des Champs Élysées. Il est néanmoins regrettable que Citroën n’ait pas décidé de surprendre davantage encore les visiteurs. Pour les fans d’automobile que nous sommes sur BlogAutomobile, ainsi que pour les visiteurs réguliers du C_42, les GT, C-Métisse, Revolte et DS5 ont un parfum de déjà-vu. Or, il existe des concepts Citroën plus récents que la Survolt Artcar, qui date déjà de 2010 : Tubik, Metropolis, DS High-Rider, sans oublier un concept qui est déjà venu le 12 avril au C_42 mais qui n’y a jamais été montré au grand public, la DS-Numéro 9. Alors, de grâce Citroën, la prochaine fois, présentez-nous un « futur » 100% nouveau !

Crédit photographique : François M (hormis le cliché de l’intérieur du concept Hypnos : Netcarshow)

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En bonus, encore (!) quelques clichés d’un présent bien installé mais au futur légèrement incertain : la DS3 WRC des duos Loeb/Elena et Hirvonen/Lehtinen, en route pour les titres pilote et constructeur du Championnat des Rallyes 2012.