« Iconic Stars Paris » : l’exposition champs-élyséenne de quelques Mercedes « icôniques ».

Nouvelle année, nouvelle exposition ! Mercedes est le premier à dégainer avec une nouvelle ambiance mêlant passé et présent au travers de ce que la marque considère comme ses véhicules icônes. A savoir la 300 SL, mais aussi sa lointaine héritière la SLS, l’increvable Classe G, la célèbre 280 SL et la toute jeune CLA. Suivez le guide !

Mercedes CLA ou l’icône moderne

Lancée en 2013, la berline-coupé CLA est l’équivalent de la CLS mais à l’échelle de la gamme Classe A. Elle fait ainsi office de dérivé berline à la compacte allemande, notamment pour concurrencer l’Audi A3 berline, mais aussi de modèle image en proposant un design de ‘petite CLS’ propre à dynamiser l’idée que l’on se fait de Mercedes. Elle reprend pour cela le design insuflé par Gordon Wagoner, fait d’un minimum de hanches et d’un maximum de lignes tendues, des optiques jusques aux flancs. Ces effets aérodynamiques sont confirmés par son coefficient de pénétration dans l’air, l’un des moins élevés du marché. Il faut bien cependant un objet de regret, et c’est l’espace à vivre qui peut décevoir : déjà confinés à l’avant, les occupants ont un minimum d’espace vitré à l’arrière et son encaissés sur leur banquette. Il faut -encore- souffrir quand on roule dans une voiture qui veut se faire belle.

Le Classe G ou l’icône immortelle

Plutôt que d’immortelle, il s’agirait davantage de parler d’increvable ! Le Classe G, tout terrain né en 1979 avec une vocation militaire et conçu avec Peugeot pour son P4, cette Mercedes est restée au catalogue, tel un ovni pour un constructeur de luxe, trouvant à l’image du tout aussi confidentiel Unimog une clientèle fidèle. A l’heure où les SUV se passent de vocation tout-terrain, voire de transmission intégrale, pour faire les beaux en ville, le Classe G est anachronique au possible. Et c’est justement pour cela qu’il reste en vente : c’est une sorte d’exception qui confirme la règle. Dans cette déclinaison G63 AMG il apparaît même encore plus inutile et dispendieux, puisque sous son capot réside un V8 5,5 de 544 chevaux qui transporte ses 2,5 tonnes à 210 km/h tout au plus. Remarquez, ce n’est pas le pire, puisqu’il possède un ultime grand frère à moteur V12, le G55. Inutile, increvable… en un mot : improbable !

La 280 SL ou l’icône intermédiaire

Entre les 300 SL et 190 SL se trouvent la 280 SL. Sous un design signé Paul Bracq, l’élégant cabriolet « sport léger » de Mercedes répond au nom de code de W113 et est fabriqué de 1963 à 1971. La motorisation 2,8 l donnant son chiffre à la 280 SL fut la plus fabriquée, à raison de 23 882 exemplaires de 1967 et à 1971. Succédant à la 300 SL, elle n’en reprend pas les portières papillon, lui préférant l’originalité du toit « pagode » en version coupé. Cette SL intermédiaire a permis de définitivement installer ce patronyme dans la constellation de l’Etoile, qui se prolonge encore aujourd’hui avec la SL proprement dite mais aussi les SLK et SLS.

La SLS AMG ou l’icône héritière

Née en 2009, la SLS AMG couronne la gamme Mercedes du haut de ses portes papillon. Interprétation moderne de la 300 SL, elle veut faire d’une contrainte autrefois technique devenue esthétique (les gullwing doors) un atout de séduction la faisant repérable entre toute la production. Force est de constater que plus de quatre ans après son lancement, ni ces portes ni d’ailleurs le reste de son dessin n’ont vieilli. Et ils n’en auront de toute façon pas le temps : telle une étoile filante, la SLS AMG et les 571 chevaux de son V8 6,3 l sont au crépuscule de leur existence, et seront bientôt remplacés par le projet C190.

La 300 SL ou l’icône fondatrice

Il fallait finir en beauté et c’est en réalité avec elle que commence la visite de la Mercedes Benz Gallery : la 300 SL, « l’originale » devrait-on dire, à laquelle une exposition avait en partie été consacrée l’an dernier. Dotée d’un châssis tubulaire issu de la compétition, la 300 SL a un seuil d’ouverture de portes très élevé, qui impose l’usage de portes dont les charnières sont sur le toit. Son moteur est un 3,0 l de 215 chevaux, tandis que le poids se limite sous la barre des 1300 kg. Produite en coupé de 1954 à 1957 à 1400 exemplaires dont 29 totalement en aluminium, la 300 SL fut ensuite assemblée sous la forme du roadster présenté aux Champs-Elysées, de 1957 à 1963 pour un total de 1858 exemplaires. A la fois interprétation commerciale du sport et du luxe, la 300 SL fait figure d’icône pour Mercedes, qui le lui rend bien en la mettant en avant dans cette exposition « Iconic stars ».

L’exposition se tient au 118 de l’Avenue des Champs-Elysées jusqu’au mois de mars 2014.

Crédit photographique : François Mortier pour BlogAutomobile.fr