Volkswagen sur le marché des gros SUV premium ? Quelle drôle d’idée, ça ne marchera jamais ! Et pourtant, le Touareg, puisque c’est lui dont il s’agit, en est déjà à sa troisième version et représente aujourd’hui le vrai haut de gamme de la marque.

C’est à Beijing que Volkswagen a choisi de présenter son nouveau SUV haut de gamme. Et ce n’est pas un hasard si le récent salon de Genève a été boudé : la Chine représente aujourd’hui le marché principal de ce modèle.

Esthétiquement, le nouveau Touareg évolue beaucoup. Pas question de le confondre avec l’ancien modèle. Il reprend évidemment les derniers canons du design de VW, faits de lignes tendues et d’arêtes à coupes très franches, notamment sur les passages de roues. Le petite enjoliveur chromé à l’intersection de l’aile avant et de la porte fait bien sûr son apparition. Le point qui évolue le plus est sans conteste la calandre : imposante et massive, elle reprend le dessin de celles du T-Roc et de l’Arteon, en l’étirant encore et en l’allongeant. Elle intègre les phares et les feux de jour. Selon les versions, elle peut soit être agrémentée de baguettes chromées très statutaires, soit être intégralement noir mat pour la finition R-Line. Les dimensions sont à la hausse avec une longueur de 4,88 m et une largeur de 1,98 m. Le poids est par contre en baisse d’une bonne centaine de kilos grâce à l’utilisation de acier spécial et d’aluminium. Le coffre devient très intéressant pour les familles avec un volume de 810 litres. Si le dessin du Touareg est plutôt réussi, il donne globalement une impression de déjà vu et, calandre mise à part, il affiche une (trop ?) grande ressemblance avec ses cousins Audi Q7 ou même Porsche Cayenne dont il partage la plate-forme MLB Evo.

Dans l’habitacle, le Touareg a l’honneur d’inaugurer le nouveau système haut de gamme de Volkswagen : l’Innovision Cockpit. Si le combiné d’instrumentation Active Display et l’affichage tête haute sont déjà connus, ces éléments sont secondés, que dis-je supplantés, par le gigantesque écran multimédia de 15″ placé sur la console centrale. Tellement grand qu’on ne voit que lui et que les compteurs passent largement au second plan.

Le résultat d’intégration est plutôt mitigé, mais je ne vois pas comment arriver à intégrer proprement une dalle LCD d’une telle taille. Avantage (ou défaut) de cette solution : la console centrale a subi une sévère cure de Biactol © en se débarrassant de la quasi totalité de ses boutons.

Les finitions basses se contenteront d’un tout petit écran de 9,3″ seulement, la misère… Je ne reviens pas sur les équipements et autres aides à la conduite. Pour paraphraser une publicité Peugeot : oui, elle l’a. Par contre le Touareg disposera d’un système de vision nocturne, de phares LED Matrix, de 4 roues directrices ou d’une suspension pneumatique. N’oublions pas que le Touareg c’est du Volkswagen premium et qu’il lui faut se distinguer de la première Up! venue.

Les motorisations de départ en Europe ne seront que des V6 diesel, en déclinaison 231 et 286 ch. La gamme sera ultérieurement étendue avec un V6 essence de 340 ch et un V8 diesel de 421 ch. Encore plus tard, une version hybride rechargeable de 367 ch verra le jour, mais Volkswagen n’annonce aucune date de disponibilité européenne. Les deux V6 diesel représenteront bien sûr la très grosse majorité des chiffres de vente. Et quant aux amateurs de gadoue et de vrai tout terrain, le Touareg va vous décevoir : pas de blocage de différentiel avant ni arrière, seul un mode offroad permettra d’augmenter la garde au sol de 7 cm.

Le nouveau Touareg sera disponible cet été. Les tarifs ne sont pas encore disponibles.

Crédits photos : Volkswagen