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Une version améliorée de la Ferrari F12berlinetta était dans les cartons depuis quelques mois. Si la recette globale était connue avec le passage de Monsieur Plus (plus léger, plus puissant), il manquait le nom de baptême du bébé. Finalement, pas « GTO » de « Speciale » ou autres « Versione Molto Speciale », ce sera tout simplement « F12tdf« , autrement dit « Tour de France », un bel hommage à la berlinette 250 GT qui remporta la compétition éponyme en 1957, 58 et 59.

Commençons par la pièce de résistance : le moteur. Le V12 a été porté de 730 à 780ch, toujours en pur atmosphérique, sans turbo pourtant à la mode. Le couple atteint dorénavant le chiffre de 705 Nm à 6750 trs/min, la zone rouge se trouvant elle à 8900 trs/ min. Il est accouplé à une boîte séquentielle type F1 aux 7 rapports optimisés. Peu de changements sur la motorisation, mais les modifications sont plus spectaculaires sur la partie chassis et aérodynamique.

Pour, il me semble, la première fois, une Ferrari sera dotée de 4 roues directrices. Peu d’informations sur le sujet pour l’instant si ce n’est que ce système sera évidemment piloté électroniquement. Pas d’indication de l’angle de braquage maximal ou des vitesses auxquelles ce système interviendra, attendons d’en savoir plus. Après une longue disgrâce depuis les années 80 (souvenez-vous de certaines Honda Prelude par exemple), ce système revient à la mode, et pas que sur les sportives (Renault Talisman ou Espace en sont équipées). Outre ce système, de nombreuses améliorations aérodynamiques (aileron, lunette arrière, Aerobridge pour optimiser le flux d’air avant)  font que la portance négative affiche un gain de 30% par rapport à la F12 « normale ». Le point le plus spectaculaire est néanmoins le gain de 110 kg sur le poids de l’engin, grâce à l’usage intensif de la fibre de carbone, le remplacement du cuir par de l’Alcantara ou la suppression de la boîte à gants. Le freinage est quant à lui directement dérivé de celui de la supercar LaFerrari. Un discret rappel à la 250 GT Tour de France 3ème série peut être vu dans les aérations (ou « louvres ») présents sur l’aile arrière.

Sans surprise, et c’est encore heureux, les performances sont en hausse : Vmax supérireure à 340 km/h, 0 à 100 km/h en 2,9 sec. Le tour du circuit de Fiorano a quant à lui été bouclé en 1 min 21 sec, soit 2 secondes de moins qu’un 488GTB. Les émissions de Co² sont de… heu…allez, on y va : 360g / km. Le bonus écologique me semble compromis. Le prix n’est pas annoncé, mais est-ce bien important ? Il est probable qu’une bonne partie des 799 exemplaires de cette F12tdf soient déjà tous vendus à l’heure qu’il est. Un petit monde qui ne connaît pas de crise…

Crédits photo : Ferrari