Citroën C5 Crosstourer.4

Voici plusieurs jours que l’annonce de la présentation à Genève d’une C5 Tourer en habits de baroudeuse nous alléchait copieusement, surtout après la présentation du très remarqué C4 Cactus et l’essai la semaine passé du 508 RXH H4 par Eric. Las, il faudra vous contenter d’un service particulièrement minimum puisque cette C5 CrossTourer n’est ni un « tout terrain » (on s’en doutait), ni un « tout chemin » (on y croyait) mais un « toutes routes ».

En effet, la C5 CrossTourer qui sera présentée à Genève, si elle vient compléter un peu la gamme C5 et ainsi permettre à cette dernière de bénéficier à nouveau de l’attention générale, n’apporte vraiment pas grand chose de plus, et en tout cas bien moins que ce que l’on pouvait escompter/espérer. Jouant sur un point fort du véhicule et de la marque, la suspension Hydractive III+, cette CrossTourer propose un système de gestion de la hauteur de caisse lui permettant de franchir aisément les petites difficultés de la route (nids de poule, gendarmes couchés, routes inondées… ?). Légèrement rehaussée de 15 mm jusqu’à 70 km/h (uniquement sur les versions Hydractive III+) la garde au sol peut s’élevée un peu plus haut à basse vitesse, de 6 cm jusqu’à 10 km/h et de 4 cm jusqu’à 40 km/h, l’assiette du véhicule restant naturellement constante quelle que soit la vitesse grâce à la suspension maison. En prime, la voiture reçoit un système de contrôle de traction intelligent, un antipatinage donc, qui s’il s’avère bien pratique et assez efficace, ne transformera pas votre break C5 en aventurière du Dakar.

A l’intérieur seul le tapis de sol siglé « CrossTourer » vous permettra de vous démarquer d’une C5 classique. Ce sera un peu plus visible à l’extérieur mais ne vous attendez pas à une transformation radicale, le terme parcimonieux restant, de loin, le plus adapté. La voiture se pare seulement de petits éléments de style sensés lui donner un look de crapahuteur, look que l’on qualifiera pudiquement de particulièrement discret. Le design est ainsi, selon les termes de Citroën, typé «toutes routes» ce qui signifie concrètement que cette C5 CrossTourer bénéficie d’extensions d’ailes, de barres de toit longitudinales de couleur gris mat, de jantes alliage de 18 pouces spécifiques, de coques de rétroviseurs extérieurs chromées et de sabots de protection couleur aluminium brossé sur les boucliers avant et arrière…

La C5 CrossTourer est disponible en deux niveaux de finition, Millenium et Exclusive, avec des motorisations diesel allant de 115 à 200 ch. mais il faut rappeler que la suspension Hydractive III+ et les petites subtilités de hauteur de caisse qu’elle apporte ici (qui font donc l’essentiel de l’intérêt du véhicule) n’est pas disponible sur les motorisations d’entrée de gamme. Quant au tarif, la gamme démarre à 31 950 euros.

Autant le dire clairement, même si vous l’aurez deviné à la lecture de cet article, cette version de la C5 me laisse largement sur ma faim et c’est d’autant plus regrettable pour une automobile toujours séduisante, efficace, bien construite, équipée d’une suspension de référence (mais pour combien de temps encore ?) et qui aurait sans doute mérité qu’on lui donne des moyens supplémentaires pour rester dans la course et lutter efficacement contre ses concurrentes directes (Subaru, VW ou Peugeot).

Via Citroën