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Ah, riche lecteur de blogautomobile.fr, nous pensons également à toi et à ton besoin irrépressible de dépenser de l’argent et de te distinguer de tes amis riches. Les plus prestigieux constructeurs d’outre-Manche viennent de dévoiler pour toi non pas une mais deux nouveautés que tu vas pouvoir t’empresser d’aller commander : la Bentley Bentayga et la Rolls Royce Dawn.

La montagne

Commençons par la Bentayga, qui sera la monture parfaite pour aller cet hiver à Megève (ou Gstaadt ou Aspen, ne soyons pas francophiles !). Le premier véhicule de loisirs de la marque britannique porte donc le nom d’une montagne des îles Canaries. C’est original et c’est surtout ça commence par « Ben ». Attendons nous donc à voir bientôt la Bentley Ben l’Oncle Soul et la Bentley Ben Harper. Basée sur la même plate-forme que les roturières Touareg / Q7 / Cayenne, la Bentayga a d’abord été dévoilée sous la forme du concept car EXP9 au salon de Genève 2012. On peut dire que le résultat final est quand même nettement plus réussi que ce prototype que je qualifierai, en étant gentil, de « baroque ». Même de loin dans la pénombre la monstrueuse calandre et les hanches larges indiquent clairement la marque de cette voiture. Elégant ? Humm, difficile à dire. Massif serait plus juste. Volumineux. Gros. Et pourtant les dimensions sont plus compactes qu’il n’y paraît : 5,2 m de long, 3 m d’empattement, 1,72 m de haut et 2,23m de large. Certes, une Smart peut se garer entre les deux roues, mais on reste dans la norme du segment. De toutes façons, en dehors de la ligne droite à vive allure, c’est un voiturier qui s’occupera de garer la Bentley devant le palace. D’énormes efforts ont été fournis par Bentley pour éviter de devoir passer le permis PL et contenir le poids à vide à 2,4 tonnes. Plus d’une tonne de marge, c’est appréciable. L’aluminium est utilisé massivement pour arriver à ce résultat et gagner plus de 200kg par rapport à une structure acier.

Ce joli bébé est propulsé par une itération du W12 maison, 600 purs sangs vous amenant à plus de 300 km/h. Record du monde, jusqu’à la sortie potentielle du SUV Lamborghini Urus qui aura l’obligation de faire mieux.  Le 0 à 100 km/h est expédié quant à lui en 4,1 secondes. La boîte est une ZF à 8 rapports tandis que le freinage est assuré par 4 disques ventilés (de 40cm de diamètre à l’avant). Evidemment, une batterie d’aides électronique aux noms exotiques sont là pour aider à maîtriser le fougueux bestiaux, y compris en situation « tout terrain » que le Bentayga ne devrait jamais rencontrer à moins d’une panne massive de GPS. La consommation ? Est-ce que cela a vraiment un intérêt pour l’acheteur de ce gros joujou ? Non. Je n’en parlerai donc pas.

L’intérieur est totalement dans la norme Bentley actuelle : cuir, bois, moquette, cuir, moquette, métal. C’est beau, luxueux, plein de moquette et de cuir et, ah tiens, 4 places seulement… Un peu mesquin, mais tellement plus confortable pour toi le riche lecteur. Une version 5 places existe aussi rassurez-vous, mais à quoi bon ? Le système audio peut atteindre la puissance prodigieuse de 1950W, tandis que des tablettes Android sont fixées à usage des passagers arrières. Pas d’iPad mais de vulgaires Android bon marché ? J’ose espérer que cela peut se changer. D’ailleurs, tout est personnalisable, que ce soit par le biais des options ou, mieux encore, par le programme Mulliner aux limites infinies.

La version présentée n’est que le début d’une gamme, qui devrait inclure une version 7 places (mais pour quoi donc faire ? autant acheter un second Bentayga !), une motorisation hybride et hum… heu… *tousse très fort* un… diesel. Non, vous n’avez pas lu ce mot…  Quant au prix, ce n’est pas un problème pour toi ami lecteur riche. Ca tombe bien, rien d’annoncé par Bentley.

 

La mer

Après la montagne, la plage et Deauville (ou Miami Beach, on évitera Palavas les Flots, question de standing). Après le superbe coupé Wraith (testé par Gonzague et Jean-Baptiste ici), Rolls Royce en sort la version découvrable, dénommée Dawn. Et c’est une bonne chose, car ce nom est quand même nettement plus facile à prononcer pour nous autres pauvres français (Le Tone, si tu nous lit, on pense à toi !). Dérivée étroitement de la Ghost et de la Wraith, ce troisième modèle de la gamme « low cost » de Rolls Royce est très élégant et très réussi esthétiquement. Parfait pour flâner le nez au vent près du yacht club. Et maintenant petit quizz : quelle est la longueur de la Bentayga ? Non, on ne triche pas… Tic Tac Tic Tac. Eh oui, 5,2 m de long. On prend la même pour la Dawn, cabriolet 2 portes 4 places. Quand je vous disais que la Bentley était compacte. Le gabarit et l’allure globale sont extrêmement proches de ceux de la Wraith, à quelques ajustements près pour assouplir la ligne et la rendre plus fluide. Seules 20% des pièces sont en commun entre les deux versions. La motorisation est toujours assurée par un V12 d’une puissance suffisante pour vous emmêner à une vitesse très largement suffisante en accélérant suffisament fort. La boîte est la même que celle de la Bentley : ZF 8 rapports. Vous ne serez pas dépaysés. Vous voulez des chiffres ? A quoi bon ? Mais en voici quelques uns : 570 ch et 0 à 100 en  4,9 secondes. Rolls Royce ne communique pas de vitesse maximum : bravo ! Comme pour la Bentley je me refuse à communiquer de triviales consommations et émissions de CO2, à moins d’une révolution dans les commentaires de cet article.

L’habitacle est repris de celui du coupé Wraith, personnalisable à l’infini. Pas de tarif non plus. Si vous le demandez, c’est que vous ne pouvez pas vous la payer.

Riche lecteur de blogautomobile.fr, à toi de jouer. Et souviens toi que nous t’apprécions énormément.

 

Crédits photos : Bentley, Rolls Royce