Mise en place par l’équipe Varin, la positionnement des marques du groupe PSA semble poser quelques problèmes au nouvel actionnaire chinois de l’entreprise automobile chinoise.

Dongfeng donne son avis sur Citroën

Nous savons tous que dans la restructuration des marques de PSA, DS représente le Haut de Gamme, Peugeot, le milieu de gamme classique et bourgeois et Citroën l’entrée de gamme. Reste que ce nouveau positionnement pourrait ne pas durer aussi longtemps que les impôts car la montée en gamme de DS et surtout la révision du positionnement de Citroën ne font pas les affaires de Dongfeng.

La raison en simple, en Chine ce n’est pas Dongfeng qui a en charge la production et la distribution des DS forcément plus rémunératrices que les Citroën. C’est le groupe Changan, concurrent de Dongfeng qui est partenaire de PSA sur ce coup. Cette affaire est probablement un aspect que les négociateurs envoyés par Philippe Varin avaient négligé.

Le groupe industriel chinois, détenteur de 14% du capitale de PSA souhaiterait ainsi conserver pour le marché chinois le positionnement habituel et traditionnel de la marque aux chevrons Citroën. Dongfeng fait valoir que le status quo actuel serait plus en accord avec les goûts de la clientèle chinoise… et avec ses marges ! On peut donc se poser la question de savoir s’il va falloir des Citroën spécifiques pour la Chine, des DS légèrement retouchées et rebadgées avec les chevrons ?

Pas évident d’aller dans ce sens à une époque où l’on ne parle que de rationalisation, de standardisation, de mondialisation et que les constructeurs ont prévu de faire rouler tous leurs clients dans les même autos. Reste que désormais la voix de Dongfeng est incontournable chez PSA et il sera quasi impossible à Carlos Tavarès et à la famille Peugeot de ne pas l’entendre notamment en matière industrielle et commerciale. Reste quand même une grosse épine dans le pied du groupe automobile française qui va devoir trouver une solution qui contentera tout le monde dans les prochains mois car Changan n’entend pas se faire dicter sa politique d’entreprise par un concurrent chinois. A suivre.

Via LaTribune.