À l’heure où les boîtes automatiques prennent de plus en plus de part de marché, et deviennent surtout de parfait compagnon de route, nous avions envie de vous donner notre ressenti sur les deux boîtes proposées par le tout nouveau Nissan Juke DIG-T 117. Ancelin s’est alors collé il y a quelques semaines à la BVM 6 rapports, me voici donc avec la DCT 7 rapports…

Avec le parfait tour du propriétaire de mon collègue, qui vous l’a présenté en détail, j’ai l’avantage de ne pas avoir à vous faire l’inventaire des nouveautés. Ce Juke deuxième du nom rentre en plein dans la modernité avec un mélange de jolies courbes et arêtes vives. À la fois passe-partout, élégant et presque sportif, il est franchement joli quand on ose une telle configuration. Ce beau Rouge Fuji lui va et merveille et donne quelques torticolis aux passants qui le croisent.

L’habitacle avait lui aussi besoin d’une bonne touche de modernité. C’est maintenant chose faite. Tout en restant très classique, il est aujourd’hui plutôt sympa et qualitatif. On apprécie en fait beaucoup les quelques touches d’Alcantara ici et là, malheureusement gâché par les contre-portes en plastique disgracieux, et son ergonomie générale. L’habitabilité a bien évolué également, même s’il sera important d’essayer avec toute votre famille pour savoir si cela peut convenir. Pas de reproche pour la garde au toit, mais l’espace aux jambes à l’arrière ne m’a pas semblé optimal pour un adulte ou pour un grand adolescent. Sans oublier que la place centrale reste une place d’appoint. Par contre, le coffre a pris 70 l pour proposer maintenant 422 litres de chargement.

La bonne surprise du style continue dans la conduite de ce nouveau Juke. Avec l’excellente remontée d’informations dans le volant, on se sent agréablement bien aux commandes dès les premiers tours de roues. Sa tenue de route a fait un grand bond en avant en 10 ans de carrière et il reste franchement bien agrippé à la route. La voiture est dans l’ensemble plus stable sur tout le réseau routier et fait preuve de polyvalence. Un moteur plus puissant lui permettrait d’être plus à l’aise dans certaines conditions, mais les 117 chevaux se montrent quand même largement suffisants. Avec le mode Sport, par exemple, il sera suffisamment dynamique pour des dépassements énergiques, entreprenant sur des routes de montagnes, ou vivace dans nos jolis virolos de campagne. Puis, ce petit 3 cylindres, a surtout l’avantage d’être peu gourmand en carburant.  Sa consommation a en effet tendance à facilement être basse, jusqu’à moins de 5 litres, sans forcer sur une éco-conduite. Un mode Eco, d’ailleurs, vous permettra encore plus de réguler la sensibilité à la pédale pour gérer votre consommation, et adopter une conduite « cool ».

Je vous l’annonçais en intro, j’ai eu la chance de bénéficier de la boîte automatique à 7 rapports DCT7. Vous l’aurez deviné, il s’agit en fait de l’EDC de chez Renault, une boîte robotisée à double embrayage qui fait un bon job. Si elle n’est pas toujours parfaite, avec quelques moments de latence, cela n’a pas véritablement d’incidence sur notre conduite. Elle ne lâche pas d’à-coup intempestif et se montre réactive en cas de besoin. Sur de longs trajets ou bloqué dans vos embouteillages quotidiens, un tel système aura l’avantage de vous détendre. Puis avec des palettes au volant, ça permet de se la raconter un peu devant la machine à café…

Comme je viens de les citer, si ses qualités sont nombreuses, quelques défauts persistent en creusant bien. Notre Juke propose selon moi un mauvais dosage entre souplesse et fermeté. Souplesse, car il s’écrase un peu trop sur ses appuis en courbe ; et fermeté car il m’a semblé un peu cassant sur des routes dégradées ou les dos d’âne qui poussent comme des champignons sur notre vieux continent. Évidemment, les (très jolies) jantes 19 pouces ne plaident pas en faveur du confort, ni les sièges que j’ai trouvé assez durs. Enfin, sans se sentir dans une machine à laver, l’insonorisation aurait besoin d’un peu d’amélioration. Les bruits aérodynamiques ayant en effet tendance à être trop présent dans l’habitacle par rapport à certains concurrents. En faisant abstraction de cela, après avoir parcouru plus de 1000 km à bord, il reste cependant un véhicule confortable et agréable sur la majorité des trajets.

Pour rappel, le tarif du Juke 2020 débute à 19 990 €, le positionnant en bonne place face aux concurrents (22 800 € pour un Renault Captur 130 et 23 750 € pour un Peugeot 2008 130, plus puissants, ou 21 300 € pour un Seat Arona à puissance équivalente). Pour bénéficier de ma boîte automatique DCT7 il faudra ajouter 1700 € à la facture. La finition haut de gamme ici présente, N-Design (offrant de série le démarrage main libre, une peinture bi-ton, la caméra de recul, 6 haut-parleurs, …) passe alors à 28 340 €. Auquel vous pouvez facilement ajouter une jolie peinture métallisée à 200€, des jantes à 400 € ou un Pack Techno à 1500 €, entre autres, pour obtenir un modèle à 30 940 €, sans oublier malheureusement le malus de 210 €.

Essai nouveau Nissan Juke 2020

En adoptant la plateforme du Renault Captur, ce nouveau Nissan Juke 2020 vient corriger de nombreuses critiques dont il était la cible. Avec un bon agrément de conduite et un style bien à lui, il continue à proposer de beaux arguments pour rester en bonne place dans le classement des petits crossovers urbains.

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)