Essai Volvo V90 B5 2021

Essai nouveau Volvo V90 B5 : le même en mieux

Après un roadtrip réussi jusqu’aux Pays-Bas en Volvo V90 D5 il y a 4 ans, la petite mise à jour du break suédois me faisait de l’œil. Place à l’essai…

Déjà bien né, le Volvo V90 n’a pas pris une ride. Pourtant, après déjà 5 années de carrière, le millésime 2021 s’offre une petite cure de jouvence. On découvre ainsi quelques lignes légèrement revues. La calandre évolue finement et il faudra un œil expert pour repérer les nouveaux pare-chocs et antibrouillards avant. À l’arrière, c’est encore moins flagrant, seuls les feux bénéficient d’un changement en adoptant une nouvelle signature full LED et un clignotant à défilement. Enfin, comme à chaque mi-carrière, le catalogue de peinture et de jantes se voit un peu enrichi.

À bord, à nouveau, pourquoi changer une recette qui fonctionne ? Le dessin de la planche de bord et l’instrumentation demeurent très modernes. L’écran, façon tablette de 9 pouces, reste le même et l’ergonomie est toujours au top – après quelques jours de manipulations. Bien assis dans des sièges au confort et maintien irréprochables, en plus d’être joliment dessinés, on apprécie ce style épuré et luxueux. À l’arrière, les passagers profitent eux aussi d’un espace très intéressant – hormis la place centrale presque condamnée par le tunnel de transmission – et le coffre ne bouge pas à 560 L (1526 L). Les seuls changements sont plus discrets. En effet, le superbe système audio Bowers & Wilkins évolue en douceur avec par exemple de nouveaux haut-parleurs ou une nouvelle ambiance « Jazz ». Il est également possible d’opter pour un purificateur d’air qui contrôle la qualité de l’air intérieur et vide l’habitacle de la quasi-totalité des particules fines.

Depuis 2016, ce sont essentiellement les motorisations Volvo qui ont évolué ; on a vu apparaître la micro-hybridation identifiée « B » chez le constructeur scandinave. C’est alors que j’ai choisi le bloc B5 que j’avais rencontré lors de mon périple de 5000 km en direction de Göteborg avec le XC60 B5. En remplaçant la motorisation diesel D5, on conserve tout de même la puissance de 235 chevaux. Le système 48V de Volvo rend l’ensemble surtout plus efficient et souple. Malheureusement, le point noir des 4 cylindres Volvo subsiste : le diesel claque bien trop fort. En pleine charge, l’auto se révèle beaucoup trop bruyante et en devient presque désagréable pour les oreilles. Heureusement la boîte Geartronic 8, toujours de la partie, fait du bon boulot et évite de subir, en plus, de mauvais à-coups. Elle est fluide et se montre intelligente en plaçant des rapports au bon moment.

Le plaisir d’enquiller les kilomètres au volant d’une Volvo est bien au rendez-vous. On remercie évidemment les suspensions pilotées qui préservent toujours aussi bien les vertèbres, mais aussi le silence de roulement à vitesse stabilisée. Le confort n’est plus à prouver tant on se sent à l’aise, aux commandes, comme en passager. La philosophie de la marque est une fois de plus bien représentée en affichant un agrément apaisant, c’est très agréable. Si l’atmosphère et les réglages poussent donc plutôt à une conduite calme et souple, lorsqu’il s’agit d’hausser le rythme, le V90 est toujours bluffant de dynamisme. Déjà par ses accélérations (0 à 100 km/h en 7,1s) et relances (merci aux 480 Nm de couple), mais aussi par sa direction très informative. On ressent bien ce qu’il se passe sous nos roues, et on dispose bien sûr de grip à en revendre. La tenue de route est exemplaire, et la quasi-absence de roulis offre des trajets pleins de sérénité.

En bonus, comme vous le voyez en images, l’essai du Volvo V90 B5 s’est transformé en ski de fond. Même sans son accoutrement de baroudeur, notre break conserve ses 4 roues motrices et la conduite sur neige devient une formalité. En restant concentré sur la route, elle ne souffre pas de glissade intempestive et s’avère même très sécurisante.

Avec la disparition en France des S90 et V90 Cross-Country, et la réduction d’offre en motorisations, la grille de tarification s’est fortement allégée. En finition Momentum et équipé du B4 de 197 chevaux, le prix d’appel est de 56 050 €. Le modèle B5 R-Design ici présent débute quant à lui à 69 450 €. En y ajoutant quelques options (peinture métallisée à 1100 €, toit ouvrant à 1800 €, intérieur cuir à 1620 €, audio à 3220 €) on atteint un bon de commande de 84 065 €. Avec 159 g/km de C0² pour notre modèle (options comprises), le malus 2021 est à 1386 €. Pour rester dans les chiffres, la consommation semble un peu plus contenue. Un parcours varié donne une moyenne de 7l/100 km.

Vous l’avez vu en titre, ce Volvo V90 B5 MY21 est le même, mais en mieux. Toujours beau. Toujours confortable. Toujours dynamique. Alors si les propositions allemandes ou même françaises ne sont pas faites pour vous, le Volvo V90 est une belle alternative. Une pointe d’originalité en plus !

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)