Un blogueur auto, c’est comme un scout. Toujours prêt ! Car on peut parfois tomber sur de drôles d’opportunités. La preuve avec ce mini essai complètement improvisé, au cœur de Paris, du nouveau Renault SpaceClass.

Ouh, la belle peau d’orange

C’est une belle journée d’automne, et je profite d’un trou dans mon emploi du temps pour brancher ma Prius Hybride Rechargeable [l’essai arrive !] et me promener dans Paris. Je traîne un peu dans le cimetière du Montparnasse et mes jambes m’emmènent devant la Fondation Cartier, qui présentait l’incroyable exposition Auto Photo (je vous aurais bien conseillé la visite, mais c’est trop tard, l’expo a fermé depuis quelques jours). Lorsque tout à coup…

Quatre Renault Trafic, strictement identiques, sont stationnés devant. Trop louche pour être le fruit du hasard… Je me creuse la cervelle et me rappelle, grâce à un efficace stalk des attachés de presse Renault, que les essais du SpaceClass sont effectivement en cours dans la capitale. Ni une ni deux, je pars rencontrer le toujours délicieusement habillé Dominique qui me propose alors de rejoindre le groupe pour la fin de journée. Me voilà membre des essais SpaceClass.

Du coup, le SpaceClass, qu’est-ce que c’est ? La réponse de Renault aux Mercedes Classe V, Peugeot Traveller Business ou autres Volkswagen Multivan, bref, le pendant haut de gamme du transport de personnes. Et pour avoir un minimum de légitimité, il faut bien différencier le SpaceClass du Trafic des électriciens et autres artisans. Ouvrez les yeux et suivez-moi bien : des jantes spécifiques de 17″, une nouvelle teinte intégrale Gris Comète, des feux de jour à LED, un vitrage surteinté, des éléments noirs (rétroviseurs, poignées etc) et, clou du spectacle, un badge sur les ailes avant. Alors c’est clairement pas la transformation du siècle, mais ce SpaceClass présente quand même plutôt bien.

Après, forcément, c’est l’intérieur qui a été plus au centre des attentions. La planche de bord n’est pas transfigurée mais, à l’image de l’extérieur, devient plus soignée, avec un volant cuir, des équipements à la page (R-Link avec compatibilité Android Auto / CarPlay, clim auto etc etc), un peu de laque, un peu de chrome. Non, le gros des changements, c’est bien sûr à l’arrière qu’ils sont visibles. Plusieurs configurations sont disponibles, avec notamment un choix entre une banquette ou deux sièges individuels au rang 2. Dans le second cas, les deux sièges sont pivotants, histoire de faire face au rang 3, et une table modulaire prend place entre les deux fauteuils. Cette dernière peut se retrouver au centre de l’attention, se déplier, se hausser… Permettant ainsi de pouvoir poser ordinateurs, calepins Moleskine ou que sais-je encore. Plein de petits détails viennent témoigner de la volonté de Renault à proposer un produit quali, avec par exemple une garniture complète de l’habitacle, cachant le moindre morceau de tôle apparent. Dans la même veine, notons l’apparition de rails au sol, histoire de moduler à volonté l’espace intérieur, de liseuses un peu partout, de moult prises USB & 220V…

Bon, c’est très bien de controlcécontrolver le communiqué de presse, mais qu’est-ce que j’en pense, moi ? Bah… J’ai quand même un peu de mal à m’en faire une idée précise. Il faut dire que, d’après Google, j’ai passé moins de 8 km à son bord, entre la Fondation et l’hôtel Molitor. Mais bon, dans un sens, ça prouve que rien ne m’a choqué. Ce que je peux dire, en tout cas, c’est qu’il y a beaucoup d’espace pour les jambes : je pouvais déplier totalement les miennes sans pour autant gêner mon voisin qui me faisait face. La sellerie est confortable, avec du cuir partout (pas de la meilleure qualité, ceci dit) et des accoudoirs pour tout le monde. Dans les embouteillages, le 1.6 dCi de 145 ch, accouplé à une BVM6, était discret -une version de 125 ch est également disponible. Vous en voulez un mais vous n’êtes pas chauffeur UberVAN ? Ne vous inquiétez pas, la bête est disponible pour les particuliers, pour un tarif débutant à 41 500 €.

Donc voilà, c’est à peu près tout ce que je pouvais dire à propos du Renault SpaceClass. Au moins, vous savez que ça existe…

Crédits photos : Renault.

Merci à Dominique Jacson pour l’aventure !