Essai Seat Arona TSI 115 DSGLe Seat Arona est disponible en concession depuis plusieurs mois maintenant et pourtant nous n’avions jamais pu vous le présenter en détail. C’est chose faite aujourd’hui avec l’essai du TSI 115 DSG !

Assez similaire au plus gros Ateca, l’Arona revendique pourtant un style plus dynamique et fun pour viser frontalement les très bien installés Peugeot 2008 ou Renault Captur. Malgré son allure presque statutaire, grâce à des dimensions contenues (4,14 m de long pour 1,78 de large) il n’aura pas de mal à se faufiler aisément dans la jungle urbaine. Par sa bouille accueillante, tout droit venu de la dernière Ibiza, et ses nombreuses configurations colorées possibles, il fait sans nul doute son petit effet auprès d’une jeune clientèle. Voilà une cible toute trouvée pour ce petit SUV.

Sous ses faux airs de coupé, toujours dans la séduction, on jouit pourtant d’un espace à bord plus que convenable avec 5 places et un coffre de 400 litres. Pour les habitués de la marque, ou même du groupe VW, pas de dépaysement à l’horizon : l’habitacle est exactement le même que dans le reste de la gamme. Et c’est bien là que le bât blesse, ça manque d’un certain charme et on ne retrouve pas le peps qu’il offrait jusque-là. Bon heureusement, on a quand même la possibilité d’avoir au choix une petite touche de couleur sur quelques garnitures, ici du blanc… Enfin pour les maniaques de la qualité, l’expérience germanique se retrouve parfaitement à bord grâce à des assemblages dignes de ce nom mais contrebalancé par une présence trop importante de plastique dur. Allez, le joli volant, l’agréable écran tactile 8 pouces et la bonne sono Beats viennent corriger le tir.

Tout comme j’avais été presque bluffé au volant de son grand frère Ateca, l’Arona est lui aussi très plaisant à conduire. Il est très stable et on apprécie les suspensions tarées confort qui ne sont pas du tout tapante. À contrario il s’écrase un peu trop sur ses appuis avec une légère prise de roulis en conduite dynamique. Précisons que ces défauts sont totalement absents dès lors qu’on l’utilise pour ce dont il a été conçu, c’est-à-dire trimballer toute la petite famille (ou qui/ce que vous voulez hein, pas de jaloux !) dans des conditions somme toute naturelles. En plus, il est à noter qu’une fois en confiance, j’ai été très surpris, il va super bien tenir le pavé en courbe rapide non sans un petit crissement de pneus. Papa (ou maman, là aussi pas de jaloux) pourra s’amuser un peu si il veut user de la gomme… Surtout qu’on a un super feeling dans la direction, elle est d’une précision stupéfiante, sans oublier l’excellent freinage, avec un très bon mordant.

Je ne vous ai pas parlé technique encore. L’Arona peut être équipé d’un moteur 1 l essence de 95 et 115 ch ou d’un 1.6 l diesel avec les mêmes puissances. Cette fois entre mes mains, on retrouve l’EcoTSI de 115 chevaux. Alors oui, si on se concentre sur un 0 à 100 km/h (10 s) ça peut paraître forcément un peu poussif mais je vous l’assure, il fait preuve d’une très belle vivacité. On ressent aux commandes une jolie souplesse avec quelques bonnes reprises. Ici, la boîte DSG7 bien connue reste excellente, pas d’inquiétude, mais je l’ai trouvée dans cette configuration un peu lente lorsqu’on veut pouvoir redémarrer rapidement (au stop par exemple, il faut vraiment décomposer le mouvement), sinon elle est invisible et agréable au quotidien.

Le bloc moteur s’est fait tout petit sous le capot et se veut alors un peu très sonore à mon goût en début d’accélération, bien moins qu’un diesel évidemment. Heureusement, il se fait oublier sur autoroute à vitesse stabilisée tandis que je reprochais à mon Arona des bruits de vent bien trop présents. Sur ce beau ruban d’asphalte on roule alors confortablement, de quoi enquiller les kilomètres avec plaisir.

Par contre, après ces nombreux points positifs, j’ai été quelque peu déçu par la consommation. On stagne aux alentours de 7/7,5 litres aux 100 km. À 130 km/h on ne descend malheureusement pas sous les 3000 tr/min en 7ème, donc pas de miracle…

Va-t-il se rattraper sur les tarifs ? La balance penche vers le oui… Face à ses concurrents il affiche un tarif dans la moyenne basse. L’Arona débute à 16 700 € en essence et 19 100 € en diesel (avec des jantes tôles, beurk). On ajoute 2550 € pour une meilleure finition (Style) et un petit supplément de 1330 € pour la boite auto. Le plus puissant FR (1,5 TSI Evo 150) qui s’échangeait dès 25 000 € a disparu du catalogue.

Si votre souhait s’est porté sur cette catégorie de SUV, le Seat Arona semble totalement à considérer au milieu d’une concurrence de plus en plus féroce. Joli, confortable, dynamique et offrant de belles prestations, voilà tout en autant d’arguments intéressants pour en faire son choix numéro 1.

Essai Seat Arona TSI 115 DSGCrédit photos : Thomas D. (Fast Auto)