Ici pas question d’aborder les affaires de nouveautés, de volumes commerciaux ou de trésorerie des deux groupes qui ne feront plus qu’un dans une quinzaine de jours mais plutôt d’aborder des évolutions pratiques dans la nouvelle structure Fiat/Chrysler qui sera mise en place. 

Fiat cap sur les USA

La première de ses conséquences n’est pas nouvelle, nous la connaissons tous, elle pourrait être le déménagement de la direction du groupe de Turin vers les USA. Auburn Hills ? Detroit ? Ailleurs ? Difficile à dire pour l’instant mais Sergio Marchionne laisse planer le doute depuis de très nombreux mois et maintenant que la fusion complète entre les deux constructeurs est réalisée, rien n’empêcherait l’administrateur délégué et le PDG de Fiat de déménager aux USA. Les syndicats italiens s’en inquiètent d’ailleurs de plus en plus et craignent de voir l’Italie devenir une simple filiale du groupe et non la tête et le gouvernail de l’entreprise avec toutes les conséquences que cela peut impliquer.

La fusion entre Fiat et Chrysler pourrait aussi pour conséquence de transférer la cotation boursière du groupe de la bourse de Milan à celle de New York. L’agence Reuters, une  introduction de la nouvelle entité sur le marché boursier de Wall Street dès 2015 serait désormais évoquée par les intéressés. Si cela se confirmait et devenait une réalité, les USA deviendraient ainsi le nouveau centre de gravité financier (mais aussi industriel et décisionnaire) du groupe Fiat aux dépens de l’Italie et de l’Europe.

Via Reuters, Agefi.