Ça y est, c’est fait ! Jaguar inaugure plusieurs nouveautés avec son I-Pace : premier véhicule électrique de la marque, et premier constructeur premium à passer le cap en série. En avant vers le futur ?

Depuis le temps que l’on parle de « Tesla Killers » chez tous les constructeurs, on ne voyait toujours rien venir au delà des moquettes épaisses des salons. Mais Jaguar se lance le premier sur le marché avec son I-Pace. Il regroupe à lui seul les deux tendances lourdes du moment : SUV et électrique.

Il fut annoncé dans un premier temps par un concept dévoilé au Salon de Los Angeles en 2016 (relire notre article ici). Il promettait à l’époque 400 ch et 700 Nm, ainsi que 500 km d’autonomie. Le design était trapu, sportif, et rappelait même la défunte CX-75.

A l’épreuve du passage en grande série, qu’en est-il ? Esthétiquement tout d’abord, nous sommes très proche du modèle de série, et c’est une bonne chose. La silhouette est toujours ramassée, avec un capot avant très court et plongeant et des portes-à-faux très restreints. La principale différence se fait sur le profil, avec la présence d’une troisième vitre latérale sur la porte arrière. Les poignées de porte restent rétractables intégralement dans les panneaux de porte comme le Velar… ou les Tesla. Pour le reste, c’est copie quasi conforme, mais il est vrai que les équipes de Ian Callum avaient déjà l’industrialisation en tête au moment de la conception.

La plateforme est inédite, permettant d’abaisser le centre de gravité en plaçant les batteries Lithium-Ion de 90 kWh dans le plancher. Les éléments de suspension sont quant à eux partagés en grande partie avec le grand frère F-Pace. L’I-Pace mesure 4,68 mètres de long pour un empattement très confortable de 2,99 mètres. Le coffre arrière est laaaaarge pour les familles : 656 litres ! Un second coffre de 37 litres s’abrite sous le capot avant.

La motorisation est elle aussi conforme aux promesses : les deux moteurs électriques développent la puissance de 400 ch et le couple est bien de 696 Nm. Il faut bien ça pour arriver à propulser dynamiquement les 2 200 kg de ce beau bébé malgré l’usage intensif d’aluminium. Pas de miracle, les batteries, c’est lourd. Ah, le I-Pace est 4 roues motrices, forcément. L’autonomie annoncée est de 480 km, cycle WLTP, plus réaliste que le classique NEDC. La recharge se fait en 10 heures avec une borne de 7 kW et sur une rarissime borne 100 kW, la batterie sera rechargée à 80% en 45 minutes.

 

 

La planche de bord est plutôt sage. Certes elle n’est composée quasiment que d’écrans, mais ce type de disposition est devenu la norme sur le segment premium. La console centrale reçoit une jolie courbure en fer à cheval abritant un vide poche. C’est joli, bien fait et suffisamment distinctif du haut de gamme traditionnel. Il va de soi que l’I-Pace reçoit également toute la batterie d’aides à la conduite devenue traditionnelle et, comme une Tesla, peut recevoir des mises à jour logicielles à distance. L’assistant virtuel Amazon Alexa sera présent à bord pour vous assister via votre smartphone.

Le meilleur pour la fin : 0 à 100 km/h en 4,8 secondes, mais la vitesse est limitée à 200 km/h (ou 80 km/h en France sur route secondaire). Et le tarif : à partir de 78 380 € hors bonus écolo, soit environ 10 000 € de moins que sa seule concurrente à l’heure actuelle la Tesla Model X, bien plus encombrante et plus lourde. D’ailleurs, Jaguar n’hésite pas à la tacler méchamment dans une course 0 – 60 mph – 0 ou, bien sûr, la Jaguar gagne. Mais la concurrence arrive très très vite : Mercedes EQ, Audi Q8 E-Tron, par exemple, ne vont pas tarder.

Crédit photo : Jaguar