Goodyear Amiens by Reuters

Après le plan PSA, le plan Renault, la restructuration de Delphi, la vente par morceaux de FAM, le plan annoncé chez Faurecia, c’est au tour d’autres entreprises liées à l’auto d’envisager des plans sociaux, de fermer des usines et de se restructurer afin de diminuer les coûts salariaux et de maintenir les marges (si nécessaires pour les actionnaires !).

D’après les informations parues ce vendredi dans le journal Le Monde, la direction de Goodyear France devrait annoncer le jeudi 31 janvier lors d’un comité central d’entreprise (CCE) la fermeture de la totalité de son usine d’Amiens-Nord dans la Somme. C’est la production de pneus pour voitures de tourisme qui est prioritairement concernée par ce futur plan social et industriel. La direction de Goodyear assure que cette crise du pneus touche aussi bien les VP, les VUL mais aussi le pneumatique dit « farm » puisque destiné aux engins agricoles. On se rappelle tous que la direction avait jusqu’à maintenant assuré qu’elle conserverait cette division et le site tant qu’il n’y aurait pas de repreneur de qualité déclaré. L’américain Titan s’étaient pourtant positionné l’an passé notamment pour la division agricole (avec le maintient de 500 emplois) mais les négociations avaient échoué.
Au bout du compte ce sont quelques 1.250 emplois qui sont menacés à échéance de 13-18 mois tout au plus. Selon un communiqué publié par la direction française du manufacturier GDTF (Goodyear Dunlop Tires France), on nous explique que la  situation financière est difficile depuis de nombreuses années en France et dans l’UE mais c’est en particulier le cas pour le site d’Amiens-Nord qui est confronté à une vraie perte de compétitivité structurelle et productive. La direction de Goodyear explique aussi que les choses auraient pu évoluer autrement ou sans plan social si la CGT avait accepté de signer le plan de départs volontaires proposé il y a environ une année.

On apprend aussi que le premier ministre Jean Marc Ayrault a été informé il y a quelques jours ou semaines que ce site pourrait fermer en 2014. Et nous sentons tous l’odeur de l’avoine du fier destrier du chevalier Montebourg  qui est entrain de s’échauffer pour tenter de faire quelque chose en Picardie et même plus précisément d’Amiens Nord où les salariés du fabricant de pneumatiques l’attendent de pied ferme tout comme ils ont rappelé les paroles et promesses du candidat Hollande l’an passé lors de sa visite sur le site durant les élections présidentielles. Un dossier à suivre dans les prochains jours.

Via LeMonde.
Crédit photographique : Reuters.