1995 : Vainqueur de la Ligue des Champions
1997 : Champion de France et Trophée des Champions
1998 : Champion du monde
2000 : Champion d’Europe et Champion de France
2001 : Champion d’Angleterre
2003 : Vainqueur de l’Intertoto, Champion d’Angleterre, Vainqueur de la Coupe des Confédérations

2013 : Vainqueur du Championnat de France GT FFSA 

Barthez sacré champion de France GT 2013 sur Ferrari 458

Reconversion discrète et réussie pour l’ex gardien de but de la « grande » équipe de France de football qui, sur Ferrari 458  et associé à Morgan Moullin-Traffort de l’équipe de Jérôme Policand, a décroché ce week end à un peu plus de 42 ans le titre de champion de France de GT FFSA lors de l’ultime manche sur le Circuit du Castellet dont il a pris la huitième place.

Avec Morgan Moullin-Traffort, Fabien Barthez courait pour le Team Sofrev-ASP, qui s’adjuge au passage le titre de champion par équipe. La saisons s’est plutôt bien déroulée pour les deux pilotes qui, en 14 courses sont entrés 14 fois dans les points. On oubliera pas biens sur les deux victoires, les quatre podiums, trois pôles positions obtenus durant cette saison 2013 qui tire sa révérence.

Cinq ans après son arrivée en sport automobile en 1998, deux ans après avoir remporté le Gentlemen Trophy et pour sa troisième saison complète seulement Fabien Barthez est parvenu à acquérir le bon coup de volant et à bien prendre ses marques dans un milieu qui le voyait comme un « touriste » à ses débuts. Pour l’ancien champion du monde  de football, c’est donc le premier titre important et reconnu en sport automobile.

Après la course et le podium, le pilote ariègeois déclarait :« Enfin libéré ! On a joué le titre jusqu’au bout. Dans la voiture, ça allait, mais quand on sait toutes les choses qui peuvent se passer durant une course, on avait la pression. L’objectif, c’était comme depuis le début de la saison : ramener l’auto jusqu’à l’arrivée. Au final, on a le titre, nous sommes champions. Jérôme a su tout mettre dans le bons sens, avec les ingénieurs, les mécanos… La saison a été une grande expérience pour tout le monde, vraiment enrichissante. Si nous n’avions pas gagné le titre, ça aurait été la même chose. Mais là, il y a la cerise sur le gâteau […] C’est inattendu ! Il y avait du lourd. C’est un titre énorme, que l’on décroche à l’issue d’une saison complète. Ce n’est pas juste une course ! A l’origine, nous n’étions pas là pour gagner le championnat. Nous étions dans une logique de course après course et nous n’avons jamais pensé au titre avant cette dernière épreuve. […] On a créé cette aventure tous ensemble, y compris avec tous les mécanos et on a vécu de grands moments. C’est parti de notre rencontre il y a cinq ans. C’est un tout, qui inclut aussi notre saison avec Olivier Panis et Eric Debard. Nous avons beaucoup appris avec eux. C’est une construction. On construit depuis plusieurs années pour vivre des moments comme celui là. Je remercie Jérôme et Morgan pour cette aventure humaine. Ce feeling humain, nous voulons le garder. »

Quand il parle de l’avenir, Fabien Barthez se veut encore humble explique qu’il doit encore apprendre :« ’ai encore beaucoup à apprendre, je le sais, je le vois. J’ai encore à progresser dans la gestion des qualifications, dans des situations de course, pour garder mes pneus frais, gérer sous Safety Car. Le pilotage, c’est 80% ou 90% de technique et je n’y suis pas encore. J’atteindrai peut-être ce niveau d’ici deux ou trois ans. Je suis toujours dans une phase de d’apprentissage, de progression et il me reste de l’expérience à prendre. »

Le plus dur est désormais à venir puisqu’il faudra que le team de Jérôme Policand et ses pilotes gardent leur titre. Le pilote au crâne rasé est aussi attendu en 2014 sur d’autres courses mais aucune précision n’a été donnée sur le sujet. A suivre en 2014.

NDLA : Le championnat GT Tour rassemble des équipages comprenant des équipes qui comptent dans leurs rangs un pilote professionnel et un gentleman driver. Fabien Barthez fait encore partie de cette deuxième catégorie mais cela pourrait ne pas durer très longtemps si le coup de volant se confirme l’an prochain.

Via GT.Tour.fr, Sport.fr