Heuliez

Et un abonnement au tribunal de commerce de Niort (Deux Sèvres) ! Ainsi en un peu plus de 6 ans, Heuliez aura déposé par trois fois son bilan. Le groupe BGI, repreneur de l’entreprise en difficultés en 2010, dit ne plus pouvoir assumer  financièrement la reconversion du site et de ses projets futurs. Environ 280 employés retrouvent le difficile climat qu’ils avaient déjà connu en fin 2006 et en 2010. Ce climat tendu devrait règner jusqu’à une éventuelle reprise de la société, un plan de continuation ou à la signature d’un gros contrat de sous traitance.

On est toutefois un peu surpris par cette annonce puisqu’en fin de semaine passé, le carrossier était toujours en course pour obtenir un gros contrat avec VW qui porte sur un gros programme d’emboutissage de pièces détachées pour des voitures en fin de vie. Ce projet demande des investissements et un plan de financement qu’Heuliez voulait boucler dans le week-end mais il semble qu’aucun accord n’ait été trouvé avec les représentants de l’Etat pour rassembler environ 1.5 million d’euros  qui seraient nécessaire pour un accord avec VW. Avec une trésorerie mal en point, le carrossier n’a en fait pas d’autre solution que de se diriger vers la cessation de paiement afin de geler les créances afin de mettre en place un plan de redressement… ou de liquidation si aucune solution est trouvée.

D’ailleurs si on en croit la direction d’Heuliez, le volume d’affaire programmé en 2012 avec le voisin et « associé » Mia Electric nettement inférieur aux prévisions est réellement une des causes des mauvais comptes de l’entreprise puisqu’il était prévu un CA d’environs 38 millions  d’euros et au final en 2012, à peine plus d’un million de chiffre d’affaire a été réalisé avec Mia. Et ce ne sont pas les tristes résultats des diverses ventes aux enchères ou les quelques ventes de brevets qui ont permis à Heuliez de se remettre à flot. L’activité avec Mia Electric ne devrait par ailleurs pas progresser en 2013 puisque les ventes du petit VE cubique ne croissent pas vraiment et Heuliez ne doit pas beaucoup attendre de ce coté là.

Reste que le groupe Baelen Gaillard Industrie (BGI) qui a recentré ses activités sur des secteurs mal en point actuellement (carrosserie, les châssis, la construction de cabines d’engins agricoles et de construction, les études et le prototypage) a encore plus fragilisé le carrossier Heuliez comme on le craignait au moment de la reprise. Une affaire à suivre.

Via L’Expansion.