Après les Veyron Grand Sport Vitesse Jean-Pierre Wimille et Jean Bugatti, le constructeur alsacien a dévoilé une nouvelle édition limitée produite à trois exemplaires des Légendes de Bugatti, la Veyron Grand Sport Vitesse Meo Costantini.

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Bartolomeo Costantini dit Meo Costantini est né en février 1889 à Vittorio Veneto en Vénétie. Avant d’aller piloter pour Bugatti , il fut un aviateur réputé puisqu’il participe à la guerre italo-turque de 1911 puis il devient un as de l’aviation de guerre italienne. Entre quelques batailles aériennes, Costantini est pilote de course pour l’écurie Aquila Italiana. En 1918, il travaille à la modification d’une Type 13 avec laquelle il débute en compétition officielle fin 1919 ou début 1920. A cette époque les voitures construites par Ettore Bugatti courent en catégorie Voiturettes et ce jusqu’en 24.

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Vers 1920, il rencontre Ettore Bugatti qui l’ a remarqué et il devient très vite un des amis proches du constructeur automobile. En 1923, il rejoint l’équipe Bugatti et en 1925 et 1925, il remporte la Targa Florio au volant d’une Type 35.  Il court un peu en 1926, remporte le Circuito et termine second du GP de France sur une Type 39. En 1926, les Bugatti sont ultra-dominatrices, elles obtiendront haut la main le titre de champion européen des manufacturiers. L’année suivante, les Bugatti sont dépassées par les Delage et la marque prend un peu de recul. En 1927, il jette le casque (en cuir) et devient le manager de l’équipe officielle Bugatti. Il le restera jusqu’à la saison 1935, année où il est remplacé par Jean Bugatti. Il meurt en 1941 à l’age de 52 ans à Milan.

Cette Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse Meo Costantini s’habille d’une livrée « Bugatti Dark Blue port » conçue spécialement pour ce modèle. Cette couleur se veut d’ailleurs être très proche du fameux Bleu de France que l’on trouvait notamment sur les Bugatti Type 35 qui couraient dans les années 20. Cette livrée est associée avec des touches de fibre de  carbone et de l’aluminium poli. La Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse Meo Costantini possède quelques signes distinctifs comme le tracé de la Targa Fiorio sous l’aileron arrière mobile, entre les deux sièges ou la signature du pilote sur la trappe de réservoir en aluminium et sur les dossiers des sièges de la supercar.

A l’intérieur, on découvre un habitacle habillé de cuir qui associe les teintes Gaucho et Lake Blue ainsi que des scènes de course et des images rétro des années 1910-1920 gravées au laser sur les panneaux de portes de l’auto. Pour le reste, pas de changement puisqu’on retrouve le W16 8.0 L quadriturbo fort de 1200 ch, 1500 Nm avec la BVR7 et la transmission intégrale. Cet ensemble mécanique permet à l’auto de passer les 415 km/h et de plier le 0 à 100 km/h en 2.5 secondes.

Les trois exemplaires de cette Veyron Meo Costantini sont disponibles à la commande au prix unitaire de 2.09 millions d’euros. Nous sommes désormais à la moitié de la série des 18 exemplaires de la série Les Légendes de Bugatti et pour l’instant pas de Veyron Rembrandt Bugatti dont nous vous parlions la semaine passée. Alors on peut notamment attendre pour les prochaines séries,  des versions Varzy, Chiron, Vizcaya ou même Friedrich… une aventure historico-commerciale (il faut bien écouler les chassis de Veyron déjà fabriqués) que nous suivrons lors des prochains salons qui se tiendront en 2014.

Via Bugatti.