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C’est Jeremy Clarkson qui parle le mieux des Lotus. Selon lui, lorsqu’on conçoit une voiture chez eux, on ne se demande pas ce dont le client pourrait avoir besoin, mais ce dont il pourrait se passer.

Et force est de constater que l’on peut se passer de beaucoup de choses. A l’image de cette Exige, dans lequel il n’y a à peu près aucun élément de confort (y compris une vraie isolation phonique, elle est en option !). Mais c’est ce qui fait tout son charme, ce côté brut de décoffrage. Et aussi, il faut bien le dire en ces temps de downsizing à tous crins, une toute petite voiture comme ça avec un si gros moteur, ça a quelque chose de rafraîchissant. La (petite) nouveauté, c’est que l’Exige évolue, avec un allègement relativement substantiel puisqu’elle passe de 1 176 à 1 125 kgs.

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Dans le détail, on note une nouvelle partie arrière dépourvue de vitre, une batterie allégée, des supports moteurs revus et l’isolation phonique a été optimisée. Même les conduits de ventilation ont été allégés !

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Et puis, détail qui tue, cette nouvelle console centrale avec le mécanisme de passage de vitesses ajouré. Oui, c’est irrésistible. On regrettera quand même la disparition du petit bouton rotatif qui commandait le DPM, remplacé par des boutons poussoirs. Beaucoup plus banal. Si toutefois vous en vouliez encore plus que plus, il est possible d’alléger la bête de 10 kgs supplémentaires, grâce à des jantes forgées (- 5 kgs) et des disques de freins montés sur des bols en aluminium (5 kgs supplémentaires).

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Verdict ? 3,19 kg/ch pour l’Exige, le Cayman de spéculateur (GT4, NDLR) est à 3,48 kg/ch. Oui, il est écrasé.

La mise au point des trains roulants a évidemment été revu pour tirer le meilleur parti de ces nouvelles données, avec un setup globalement raffermi et une nouvelle géométrie des trains roulants, censée favoriser la « réactivité » (c’est pas comme si elle manquait …). A noter que contrairement à l’Evora 400, l’Exige n’a pas recours à un différentiel autobloquant. Pas d’évolution notable sur le moteur, il développe toujours 350 ch et 400 nm grâce à sa cylindrée confortable (3,5 litres) et surtout son compresseur Eaton.

Le résultat est sans appel a Hethel, la piste privée de Lotus jouxtant l’usine. 1,29,8, c’est la première Lotus de l’histoire a passer sous la barre des 1,30. Accélérations dans le même ton avec un 0 à 100 en 3,9 secondes (le crocodile virilisé précité est donné pour 4,4 secondes). Vitesse de pointe à 274 km/h, correct lorsqu’on sait que le Cx est préhistorique à 0,43. Et ce n’est pas tout, vous pouvez ajouter une petite touche kitsch, avec la sellerie « tartan » directement inspirée de celle de l’Esprit dans les années 80. Une boîte automatique est également proposée en option, comme quelques équipements de confort (rudimentaires), comme la climatisation, un porte-gobelet ou même des sièges chauffants ! On ne vous fera pas l’affront de parler d’écologie ou de technologie. Chez Lotus, on fait des voitures à l’ancienne et on assume ! Un auto start/stop ? Pourquoi faire ?

Vous aurez compris que l’on manque un brin d’objectivité, mais franchement, à l’heure de la généralisation des voitures assistées en tous genre (bientôt autonomes !), la proposition de Lotus est plus que jamais inédite sur le marché. Aucune autre voiture ne vous impliquera autant dans l’expérience de conduite.

La voiture idéale pour aller chercher le pain le dimanche. A vos listes de Noël.