Imaginez, vous souhaitez rejoindre une partie de chasse au faucon dans le désert du Khor al Adaid, partir en week-end de repos bien mérité dans votre datcha à Sotchi sous 50 cm de neige ou profiter des abords tranquilles du Lac Leman après une dure journée à votre agence bancaire de Zürich. Vous étiez contraints de perpétuellement changer de voiture pour vous adapter à chaque situation de votre vie. Et évidemment votre brave chauffeur ne s’y retrouvait jamais. Voici enfin la solution tout en un.

Mercedes tente depuis des années de trouver la meilleure manière de faire renaître sa prestigieuse griffe Maybach, pour venir taquiner Rolls-Royce ou Bentley sur leurs terres.

D’abord sous la forme des éphémères Maybach 57 et 62, des super limousines basées sur une banale Classe S. Finitions et panneaux de carrosserie spécifiques, peinture bi-ton distinctive, qualité des matériaux et des assemblages, version landaulet pour défilés présidentiels, tout était réuni pour le succès. Hélas les ventes n’ont pas été à la hauteur et les calandres de Rolls continuent à briller de tous leurs chromes. Fin de l’épisode.

Quelques concepts cars un peu baroques plus tard, Maybach est revenu en odeur de sainteté en tant que finition haut de gamme des Classes S, sans tapage. Un simple logo sur la custode identifie une Mercedes-Maybach de l’extérieur. Tout se passe à l’intérieur, en rehaussant le luxe de la S.

Nouvelle étape avec ce Mercedes-Maybach GLS 600 4-Matic, de son nom complet. La base technique est bien sûr le GLS, oiseau déjà fort rare dans nos contrées en raison de son gabarit peu adapté aux départementales auvergnates : 5,2 m de long, 2 m de large et un poids déclaré de 2,8 tonnes (environ).

Pour devenir un Mercedes-Maybach, le traitement est assez restreint : une grande calandre chromée spécifique, reprise du concept Ultimate Luxury, une peinture bicolore contrastée, des logos, des touches de chrome supplémentaires et des grandes jantes chromées de 21 ou 22″. C’est finalement assez peu, mais largement suffisant. Nous avons heureusement évité le SUV à coffre du concept.

Pour propulser fièrement ce vaillant vaisseau chamarré vers de nouvelles aventures, l’ubiquitaire V8 AMG biturbo de 4 litres reprend du service et bénéficie même d’une mise à jour salutaire en adoptant pour la première fois une hybridation douce via un circuit électrique en 48V. Le moteur développe ici 558 ch et 730 Nm, le système EQ Boost ajoutant 22 ch et 250 Nm. On peut imaginer que c’est suffisant pour gommer le poids éléphantesque de la bête car la vitesse maximale est plafonnée à 250 km/h et le 0 à 100 km/h est effacé en à peine 4,9 secondes Renversant.

C’est à l’intérieur que le nom de Maybach prend tout son sens : 4 places tout confort, tout cuir, tout moquette. Quel que soit l’équipement dont vous ayez envie, le Maybach peut l’emporter : repose-pieds, fauteuils massants, écrans TV, réfrigérateur pouvant contenir 3 bouteilles de champagne, suspension pneumatique, parfum d’ambiance exclusif (remballez vos sapins-sent-bon), marche-pieds électriques, etc. Si ce n’est pas disponible, Mercedes se fera probablement un plaisir de trouver une solution.

Le chauffeur ne sera pas dépaysé par la planche de bord, identique à celle du GLS “de base”, toujours composée du système MBUX de la marque à l’étoile déployant à l’envi ses deux dalles LCD sur quasiment toute la largeur de l’habitacle.

Le tarif de base du Mercedes-Maybach GLS n’est pas encore connu mais devrait dépasser allègrement les 200 000 €. Nul doute qu’il se fera fort rare en Europe. Attrapez les tous !

Crédits photos : Mercedes-Benz