Après l’échec commercial de sa berline compacte Rapid, Skoda revient sur le segment avec une nouvelle offre : la Scala.

Difficile segment que celui de la berline compacte dans le groupe Volkswagen, En dehors de l’intouchable icône Golf, seul Seat arrivait à tirer son épingle du jeu avec une Leon à tendance sportivo-dynamique. Skoda avec sa nouvelle Scala s’essaie à ce qu’il sait faire de mieux : une voiture logeable, avec un bon niveau de finition, le tout pour un prix mesuré. Si pour ce dernier point il faudra encore attendre l’officialisation des tarifs français, il faut bien avouer que la recette semble réussie.

Originalité de la Scala : elle est basée sur la plateforme MQB-A0, la même que celle de la VW Polo ou de la Seat Ibiza, et non pas sur la MQB des Audi A3, Karoq ou autre Leon. Cette base technique plus compacte permet de contenir les coûts, mais Skoda a poussé les coins pour en faire aussi une voiture aux dimensions confortables (4,36 m de long, mais seulement 1,79 m de large). Le coffre atteint ainsi la belle valeur de 467 litres et l’habitabilité semble très généreuse.

Esthétiquement, pas de réelle surprise à attendre. Les lignes générales avaient déjà été dévoilées sur le très réussi concept Vision RS du dernier Mondial. Sa silhouette générale s’apparente à celle d’un “break court”, un peu à l’image de l’Audi A3 Sportback auquel il ressemble beaucoup. Dans la continuité du style maison, le dessin est acéré, marqué par de nombreuses arêtes tranchantes, des phares et feux effilés. L’air de famille avec les autres produits de la marque est bien là, mais encore une fois pas assez distinctif des autres marques du groupe, Seat et VW en tête.

Seul point vraiment différenciant : la vitre de hayon descend jusqu’à l’emplacement de la plaque d’immatriculation et reçoit le lettrage Skoda sur sa largeur. C’est plutôt joli et change de la ligne de LED qui est la mode du moment, même si cela a déjà été vu sur la Rapid Spaceback.

Dans l’habitacle, Skoda semble vouloir monter en gamme avec un agencement et une finition apparente qui semblent de haut niveau. L’instrumentation est numérique sur les versions hautes, et se double d’un grand écran multimédia de 9,2 pouces de diagonale. Cuir et bois sont disponibles sur les versions hautes. Vous avez dit “bas de gamme” ? Oubliez vos a priori, Skoda a changé ! Les aides à la conduite et autres gadgets électroniques sont tous là : surveillance d’angle mort, freinage d’urgence, régulateur adaptatif, etc…

Comme toute Skoda qui se respecte, la Scala fourmille d’astuces : grattoir à vitre dans la trappe à essence, parapluie dans la porte, plancher de coffre réglable en hauteur, etc… C’est à se demander pourquoi les autres constructeurs ne reprennent pas ces idées toutes simples.

Si la Vision RS nous faisait miroiter une version “pêchue”, il faudra hélas se contenter de motorisations bien plus raisonnables en série. Les blocs moteurs traditionnels du groupe sont de sortie avec, en essence, les 1.0 TSI de 95 et 115 ch et le 1.5 TSI de 150 ch. Le seul moteur diesel annoncé est le 1.6 TDI en définition 115 ch. Une boîte DSG 7 rapports sera disponible sur les 3 motorisations les plus puissantes.

La Scala apporte une alternative plutôt originale sur le segment des compactes, en proposant un dessin plus soigné que la défunte Rapid, et des prestations très intéressantes, même si les motorisations restent trop sages. Reste à connaître la tarification pour déterminer si il s’agit là d’une vraie bonne affaire.

Crédits photos : Skoda