… probablement fin car ça ne s’annonce pas très bien pour la suite des événements.

Mia Electric, Mia Génération, ça sent la fin

Ainsi après avoir passé un peu plus de 48 heures en garde à vue, l’ancienne patronne de Mia Electric, Michèle Boos, a été mise en examen pour trois chefs d’accusation par un des juges d’instruction du tribunal de Niort. La femme d’affaire est donc poursuivie pour banqueroute, escroqueries et abus de biens sociaux.
Par ailleurs, elle a été placée sous le régime du contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français et elle va devoir dans les prochains jours verser une caution de 100.000€.

Dans le détail, cela donne  :

1- Soupçons d’avoir commis des abus de biens sociaux en détournant l’argent de la société pour son propre train de vie et son profit personnel et ce pour un montant bien au-delà de 50.000€
2- Soupçons d’avoir vendu au moins 100 véhicules en dessous du prix de revient réel ce qui constitue une vente à perte et donc un délit de banqueroute par moyens ruineux.
3- Mia Electric a, à la demande de Michèle Boos encaissé les acomptes de tous les clients qui commandaient des véhicules alors que la gérante savait pertinemment que Mia Electric ne livrerait jamais les véhicules. Ce troisième éléments est qualifié par le ministère public d’escroquerie organisée.

Le partenaire de Michèle Boos, l’homme d’affaire B. Shafi, libéré de sa garde à vue dès jeudi 11 décembre en fin de journée, a été mis en examen pour un seul motif, la complicité d’escroquerie.

On a par ailleurs appris à l’issue de la garde à vue et de la mise en examen de la femme d’affaire que la justice française enquêtait également sur les origines et les destinations de nombreux flux financiers entre la société des Deux Sèvres et 5 à 10 entreprises identifiées, domiciliées à l’étranger. L’enquête lancée par la justice vise à savoir si ces sociétés sont réelles ou fictives et si les mouvements de capitaux correspondent à quelque chose. Toujours dans les nouveaux éléments mis à jour par la justice française, on découvre que la justice allemande s’intéresse elle aussi de très près à Michèle Boos qui, avant de poser ses valises en France, en a laissé quelques unes en Allemagne notamment dans une entreprise qui fabriquait des piles à combustibles et qui à mis la clef sous la porte dans des conditions fort proches de celles qui ont conduit à la fermeture de l’entreprise de Cerizay.

Pour être complet sur le sujet, n’oublions pas que c’est ce mercredi 17 décembre dans la journée que le tribunal de commerce niortais se prononcera sur la validité ou non de la vente aux enchères des actifs de Mia Electric.

Que le tribunal valide ou non la VAE entachée d’irrégularités de la part des différents acteurs du dossier, on peut être sur d’une chose, que ce soit pour Mia Electric ou Mia Génération, c’est plutôt mal engagé pour l’avenir.

Mia .1

Il y a à peine plus de 18 mois, Ségolène Royal, alors présidente de la région Poitou-Charentes et Michèle Boos disaient en coeur :« Mia, c’est un produit magnifique. C’est plus qu’une voiture, c’est un objet nouveau, totalement Lifestyle ». Nous en sommes vraiment très loin aujourd’hui, hélas…
Ils sont désormais lointains les programmes Mia Electric et Mia Cadabra qui promettaient différentes versions sympathiques ou personnalisables de la microcar électrique. En cette fin d’année, c’est plus surement le programme Mia Rififi qui est à l’honneur !

Via FranceInfo, AFP, AP, LaNouvelleRépublique.