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Mini fait également sa rentrée au salon de Francfort avec comme dernière nouveauté le Clubman. Rupture définitive avec le passé puisque le modèle comporte désormais 6 portes (oui 6 !).

Le seul point commun avec son ancêtre première du nom reste la cinématique d’ouverture des portes arrières « Split doors » (déjà reprise sur le modèle précédent).

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Suite à l’ajout d’une version 5 portes (donc « berline ») à la gamme, la Mini Clubman n’est plus seulement la simple version rallongée d’une Mini 3 portes, mais pourrait tout simplement être considérée comme un « break ».

Une question apparait rapidement : entre la 5 portes, la Clubman et la Countryman, la marque ne risque-t-elle pas une concurrence interne ? Question légitime puisque la version Coupé de la Mini précédente avait été abandonnée un peu pour la même raison : les gens prêts à acheter une Mini Coupé hésitaient avec une 3 portes, pas avec un coupé d’une autre marque. Pour un même nombre de clients, Mini avait donc à prévoir deux chaines de production et la conception de deux modèles différents. Pas rentable.

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Mais intéressons-nous plus particulièrement au modèle. Les dimensions de ce dernier sont largement accrues par rapport à la version précédente, par rapport à une 5 portes : 20 centimètres de plus en longueur, 9 en largeur et 10 cm en plus pour l’empattement.  Avec de telles proportions, Mini propulse ainsi la Clubman dans le segment des compactes.

Les dimensions généreuses profitent bien évidemment à l’espace dans l’habitacle. Les portes des passagers arrières permettent bien évidemment une accessibilité plus aisée que sur la génération précédente. Le coffre à bagage est modulable et la banquette arrière peut être rabattue faisant ainsi passer le volume de chargement de 360 à 1250 litres, pas mal pour une Mini (pas si Mini que ça en fait, mais ça on vous le répète depuis des années). Marque de fabrique Mini depuis la renaissance de la marque, le large tableau de bord avec des inserts décoratifs à la carte (pas moins de 8 choix) vient trancher avec une console centrale plus importante que chez ses soeurs de gamme.

Côté style, on retrouve un certain esprit « shooting brake » dont Mini ne se cache d’ailleurs pas. Il s’agit selon la marque du meilleur point commun avec le passé, les britanniques étant friands de ce type de carrosserie (Ah ! On est donc bien sur un vrai break !).
Le programme de personnalisation est toujours au rendez-vous. Peinture métallisée, toit contrasté, bandes sur le capot, coques de rétros spécifiques, jantes, tout est là pour rendre votre Mini unique (son prix aussi !).

Côté motorisation, vous aurez le choix entre trois moteurs diesel et trois moteurs essence. Le moteur 4 cylindres disponible sur  Cooper D et SD développe respectivement 150 et 190 ch. Un moteur 3 cylindres de 116 ch constitue l’entrée de gamme diesel sur la One D. Avantage de ce dernier : une consommation réduite mais vous aurez forcément droit aux inconvénients du 3 cylindres, c’est à dire un peu de bruits et sûrement quelques tremblements à l’arrêt. Le 3 cylindres essence est particulièrement puissant en version Cooper avec pas moins de 136 ch (102 pour la One), un beau chiffre pour le petit 1,5L. La gamme est coiffée de la version Cooper S mettant à disposition 192 ch. Bon, on attend maintenant avec impatience la John Cooper Works…

En résumé, la Clubman est chère, pas forcément très pratique, n’a plus rien en commun avec la Mini originelle, mais c’est pourquoi il vous en faut absolument une !!!! Franchement, comment ne pas craquer devant tant de personnalité sur une compacte ?

Crédits photos : BMW Group