En Grèce, le gouvernement a une devise : « Même pas peur ! »
Rien, non rien ne l’effraie, ni des dépenses militaires somptuaires, ni des centaines de milliers de grecs qui n’en peuvent plus de vivre chaque jour avec un peu moins et qui descendent dans la rue, ni l’absence de vraie réforme de son système, ni des « gros yeux » des membres de l’Union Européenne (sans parler des grincements de dents allemands !), ni d’une possible sortie de la zone Euro… Aussi c’est tout naturellement que le ministre grec du développement a annoncé que le gouvernement venait d’approuver la construction d’un tout nouveau circuit de Formule 1 à Xalandritsa dans le Péloponnèse. Le circuit pourra également organiser des courses telles que le championnat du monde de moto GP, de SuperBike ou celui de karting. Le coût total de cet investissement devrait s’élever à 94,6 millions d’euros, financé en partie par une importante société privée d’investissements qui porte le nom de Avtokinitodromio Patras SA.

Dans ce projet l’état grec, pourtant déjà dans le gouffre, annonce qu’il va participer à hauteur de près de 30 millions d’euros dans ce projet. Selon Costis Hatzidakis,  ministre du Développement cet investissement permettra de stimuler l’économie du pays avec la création de 5000 postes permanents et 3000 intérimaires qui seront présents durant la contruction du circuit. Il ajoute ensuite qu’une fois le complexe automobilo-sportif terminé ce sont près de 500 nouveaux emplois qui devraient être créés sur place et dans les environs. Toujours selon le ministre en charge du dossier ce nouveau site devrait attirer beaucoup de touristes dans la région.
Le projet semble bien engagé (et déjà provisionné) du coté de l’état grec mais rien n’est encore gagné car avant toute chose le tracé et l’infrastructure vont devoir être approuvés par la FIA et les services techniques de la Fédération dirigés par Charlie Whitting. Interrogé en août dernier sur la faisabilité d’un tel projet, Oncle Bernie s’était déclaré totalement favorable à la tenue d’un GP en Grèce dès 2015.

Reste toutefois quelques obstacles de taille ! La Grèce paye toujours les JO d’Athènes dont les infrastructures sont dans un état pitoyable, inutilisable (un gouffre de 9 milliards d’euros…), les commissaires européens ont annoncé vouloir se pencher très vite sur ce dossier grec, les allemands et les autres contributeurs européens ne semblent pas décidés à laisser passer le coup et enfin comme je le disais plus haut, la population grecque totalement asphyxiée financièrement, économiquement et par la très rude répression policière ne devrait pas vraiment goûter ce petit plaisir que ce font les dirigeants grecs et la société Racetrack Patras, promoteur du projet de F1 ! Ci dessous le tracé du futur circuit attendu pour 2015.

Quoi ? J’ai dit amitiés privilégiées entre les dirigeants grecs et ceux de l’entreprise Patras… euh, non c’est pas moi, encore que !

Via Bloomberg, Auto123, LeFigaro.