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Enfant, j’ai toujours rêvé de rouler sur un circuit de F1 dans une voiture de sport. BMW a réalisé mon rêve en invitant des journalistes et blogueurs sur le circuit du Hugaroring pour essayer leur nouvelle sportive compacte, la BMW M2 ! Alors que vaut la petite munichoise dopée aux hormones par le sorcier Motorsport ?

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Commençons par un petit tour sur deux ateliers, un rapide et un autre beaucoup plus technique !

Le premier se déroule sur les trois premiers virages du circuit, le départ est donné à la sortie de la ligne des stands, nul ne me prie pour que j’enfonce la pédale de droite pour faire rugir le six cylindres turbo de 370 ch qui offre jusqu’à 500 Nm de couple sur le train arrière. Autant vous dire que malgré le mode Sport + enclenché et un ESP permissif, le train arrière ne demande qu’à se balader, un vrai bonheur ! 

Premier virage, une épingle droite en légère descente, suivi d’une grosse accélération pour monter à plus de 130 km/h et réaliser un deuxième et très gros freinage pour assurer la chicane imaginée par les instructeurs et prendre le gauche en descente où l’arrière m’a échappé et où un contre-braquage fut nécessaire. L’électronique reste présente en garde-fou histoire de ne pas partir en tête à queue. Et hop voilà mon premier drift réalisé en M2 ! Après les sueurs froides, je finis l’atelier par un virage droit en appui. Quelle bête cette M2 ! Elle ne demande qu’à faire bouger son popotin, tout en restant prévenante. Le nouveau différentiel arrière joue son rôle à merveille, permettant de passer 100 % de la puissance sur l’une des roues arrières !

C’est au tour du deuxième atelier, le plus technique, mélange de courbes et ligne droite. Une partie entre les virages 5 et 11, de quoi tester les capacités dynamique de l’auto. Dans cette partie plus sinueuse, la bombe nous dévoile son efficacité et sa stabilité. Son gabarit réduit lui permet de se mouvoir très facilement et d’avoir une très bonne agilité.

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Après ces ateliers, une voiture ouvreuse  nous montre les trajectoires idéales sur la piste. Car oui, nous allons réaliser un tour complet d’un circuit de F1 culte ! 

À peine sorti du stand, j’enfonce la pédale d’accélérateur et je me sens comme Schumacher, vainqueur quatre fois sur ce circuit de 3,973 km. Une longueur difficile à assimiler sur le tour de chauffe, mais le moment est tellement jouissif que je me fais plaisir en essayant de prendre les meilleurs trajectoires possibles. Dans la longue ligne droite, j’ai juste le temps de baisser les yeux sur le tachymètre pour voir la vitesse affichée : un peu plus de 200 km/h !

Je commence à « comprendre » de mieux en mieux la voiture. Je commence à savoir que si j’accélère de telle façon à tel moment de la courbe, la voiture fera ça ou ça. Je suis clairement en présence d’une voiture très simple à assimiler pour une personne lambda. J’ai hâte de faire un tour en baptême avec le pilote maison pour voir ce que la voiture a vraiment dans le ventre.

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Après avoir englouti un déjeuner léger, je me place dans le siège passager et je pars pour le tour en baptême. Léger car j’ai l’intention de demander au pilote de me montrer ce que la M2 a dans le ventre. Je dois dire qu’à ce moment là, je prend un coup dans mon ego de conducteur face à la maîtrise du maître à bord et sa capacité à faire sortir ses tripes à cette mini M. Il me prouve que c’est une voiture aussi efficace qu’amusante. Une vraie drift machine !

La M2 se place face à deux concurrentes de poids : l’Audi RS3 et la Mercedes A45 AMG, disposant respectivement de 367 et 381 ch (la prochaine RS3 aurait une puissance de presque 400 ch). Avec ses 370 ch, elle est peut être un peu à la traîne direz-vous, mais son châssis et son architecture propulsion, dont elle est la seule a disposer, lui permettent d’être la plus plaisante à conduire. Face à l’efficacité de ses concurrentes, elle répond par une rigueur et un fun beaucoup plus assumé.

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Je tiens à remercier BMW FRANCE pour l’invitation, leur professionnalisme et leur sympathie, toute l’équipe de BMW présente sur place, et mon confrère, maintenant habituel, Adrien Sallé d’ABC Moteur pour m’avoir encore une fois supporté (NDLR : et c’est pas une mince affaire !).

Crédits photo/vidéo : Ugo Missana