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Je ne reviendrais pas sur l’affaire des 3% du PIB pour le déficit de l’état ! Je ne vous parlerais pas du très optimiste objectif de croissance annoncé et taclé cette semaine par Bruxelles ! Je ne vous parlerais pas des dizaines de milliards euros que la France va devoir trouver dans les prochains mois et prochaines années ! Je ne vous parlerais des idées aussi sottes que grenues comme celle de créer un salaire spécial jeune égal à 80% du salaire minimun (des non jeunes !), de la baisse des retraites, de la future hausse de la CSG… par contre je vais vous reparler en quelques lignes du retour de l’alignement des taxes du diesel sur celles de l’essence (et non l’inverse !) dans les prochains mois.

L’argumentaire gouvernemental mis en avant par Delphine Batho : « Un alignement de la fiscalité du diesel sur l’essence qui permettrait de récolter 3 et 4 milliards d’euros, aurait surtout des vertus en termes de santé. » Etonnante tartufferie que cette déclaration qui intervient au lendemain de l’annonce par le ministre du budget de la nécessité pour l’état de trouver quelques 6 milliards d’euros supplémentaires de recettes supplémentaire.
La ministre de l’écologie nous ressert l’indigeste plat sur le problème de santé publique et les 40.000 décès liés aux émissions de particules mais étrangement pas un mot sur les problèmes de santé publique que sont le tabac, l’alcoolisme,  les maladies nosocomiales, certains cancers ou les accidents domestiques qui eux aussi sont des problèmes importants.

Une chose est sure et certaine cette augmentation annoncée de la fiscalité sur le diesel s’inscrit complètement dans la politique gouvernementale du moment qui a dans ses objectifs une augmentation des recettes de l’Etat par tous les moyens directs, indirects et même ceux qui nous paraissent inimaginables. Cette hausse attendue pour le début de l’été si l’on en croit i-Télé n’est qu’un nouvel impôt qui ne dit pas son nom et qui avance masqué. L’histoire de santé publique n’entre pas en ligne de compte dans cette affaire sauf à servir d’alibi démago-politique face à la grogne généralisée qui s’installe notamment chez les contribuables que nous sommes tous. L’état justifie aussi cette future taxation en expliquant aussi que cette évolution de la fiscalité sur les carburants vise à rééquilibrer la balance entre essence et diesel puisqu’actuellement la France exporte de l’essence mais importe du gazoil !

Reste enfin le cas de ceux qui ont ou vont investir dans un diesel, qui ont besoin de leur auto au quotidien pour bosser et vivre et qui vont voir une fois encore leur budget amputé de quelques dizaines d’euros chaque mois ou chaque semaine. Mais en agissant ainsi l’état risque fort de mécontenter les automobilistes, les associations de contribuables mais aussi les constructeurs français que l’état a poussé allègrement dans ce sens depuis des décennies.

Via Boursorama, i-Télé.