La direction d’Opel l’a officiellement confirmé hier, elle négocie actuellement avec les partenaires sociaux (dont IG-Metall) la fermeture du site industriel de Bochum ouvert il y a 50 ans (1962).

L’usine qui emploie un peu plus de 3100 salariés et produit chaque année quelques 160.000 véhicules n’ira pas au delà de la fin de l’année 2016 date annoncée pour l’arrêt de la production du monospace Zafira Tourer. Le plan détaillé de la fermeture et son explication seront présentés le 28 juin prochain et en préambule il explique : ” Vu la situation économique et les prévisions pour la demande de véhicules, le plan en cours de discussions ne prévoit pas  de nouveau véhicule à Bochum après l’arrêt de la production de l’actuel (monospace) Zafira”.

La fermeture annoncée de Bochum fait suite à celle d’Anvers l’an passé mais on sait aussi que des négociations portent sur l’activité des sites Opel d’Eisenach, Rüsselsheim et Kaiserslautern dont on ne peut aujourd’hui qu’ils ne seront pas touchés par les restructurations. Par un communiqué, la direction d’Opel annonce mener des discussions “constructives” avec les partenaires sociaux. Les usines européennes d’Opel pourraient assembler à l’avenir des voitures d’autres marques, souligne le  constructeur et on pense à des voitures du groupe PSA mais aussi à des Chevrolet qui est une des marques qui monte en puissance en Europe actuellement.

Karl-Friedrich Stracke, le patron d’Opel d’expliquer clairement la situation et de dire : “Avec des volumes prévus en chute de 20% en 2012  par rapport à la moyenne des cinq dernières années, attendre plus longtemps serait irresponsable. Opel doit ajuster son périmètre productif et industriel pour devenir profitable même dans des conditions de marché difficiles”. De poursuivre : ” En 2011, nous avons gagné de l’argent pendant les trois premiers trimestres. Puis, il y a eu la chute du marché européen. Nous avons donc besoin d’une restructuration. Il faut réduire les coûts globaux pour revenir à l’équilibre”.

Enfin et surement pour faire passer un peu mieux la pilule, le constructeur de Rüsselsheim annonce plus d’une vingtaine de nouveautés pour les 4 années à venir, de nouveaux moteurs et la mise en place de la synergie avec PSA qui ne fait pourtant pas que des heureux aussi bien en Allemagne qu’en France car chez Opel on met clairement en avant que le maintien de l’emploi outre Rhin passera par la production de voitures autres que des Opel même si cela doit se faire, apparemment, au détriment de l’emploi dans le tissu industriel du groupe PSA. A suivre dans une quinzaine de jours.

Via Opel, LaTribune.