… Monsieur Varin ! C’est en substance ce que doivent penser les salariés du groupe automobile français après les annonces faites par la direction de PSA.

Après le feuilleton Saab (presque terminé), la feuilleton Fiat (toujours en cours), voici le nouveau feuilleton PSA ou PSA-GM selon le point de vue où le l’on se place. La direction du groupe a donc annoncé hier soir des périodes de chômage partiel en avril et mai 2012 pour plusieurs sites de l’entreprise. 

PSA vient donc de mettre en place des mesures de chômage partiel pour les sites de Rennes, Mulhouse et Sochaux pour les mois d’avril et de mai 2012 mais ce n’est pas tout puisque le site de Vesoul (suite au problème iranien !) verra 220 de ses salariés mis en chômage durant le mois prochain et enfin en juillet prochain, ce sont 350 intérimaires qui verront leurs contrats interrompus.

Pour ceux qui veulent le détail, c’est ici :

Rennes La Janais : Chômage partiel du 9 au 16 avril / Chômage partiel du 27 au 30 avril / 6 jours encore non déterminés en mai

Mulhouse : Chômage partiel du 23 au 27 avril / 4 jours encore non déterminés en mai

Sochaux : Chômage partiel du 23 au 30 avril / Chômage partiel du 14 au 18 mai. A Sochaux ce sont les chaines de production des 3008/5008/DS5 qui sont concernées.

Les sites de Poissy et Aulnay ne sont pas touchés pour le moment même si les syndicats reconnaissent avoir des craintes. Les mêmes syndicats disent remarquer et regretter que PSA veut à tout prix lisser sa production et mettre au plus bas ses stocks grâce au système de chômage partiel APLD qui permet d’assurer 95% du salaire net des salariés en faisant financer en partie ce chômage par l’état et donc par nos impôts, taxes et autres contributions versées au pays. Reste qu’en quelques jours l’inquiétude a sensiblement grandi du coté de Vesoul où l’on est pessimiste au sujet de l’avenir du centre de pièces détachées à échéance de 18-24 mois (tiens, comme Aulnay !).

Par ailleurs de plus en plus de voix s’élèvent pour montrer du doigt et critiquer le management à la française qui veut qu’à la tête d’entreprises industrielles importantes on place exclusivement des ex banquiers, ex financiers, ex directeur de cabinet ministériel (pour ne pas dire d’ami politique) ou ex ENA qui sont aussi compétents et passionnés pour faire bouger l’industrie automobile qu’un quasi incompétent. Certains raillent le système allemand mais nous remarquerons quand même qu’à la tête des constructeurs allemands qui réussissent, il y a les « fameux Dr ingénieurs » assistés de financiers, de comptables et non l’inverse ! Aussi ont ils pour eux une certaine passion et de vraies compétences techniques, industrielles et automobiles ce qui est rarement le cas à la tête de nos grandes entreprises françaises… Hélas !

Via AFP.