… ce que tout le monde pense tout bas !

Carlos Tavares prend le pouvoir opérationnel chez PSA

Arrivé chez PSA il y a un semestre, pleinement aux commandes de l’entreprise française depuis un trimestre, Carlos Tavares a pris ses marques et reste égal à lui, c’est à dire ferme et determiné dans ses objectifs, mais aussi toujours accessible et passionné d’automobile et de sport mécanique. C’est à souligner en France où l’automobile et son monde merveilleux sont parfois mis à l’index, affublés de tous les maux et frappés de toutes les taxes possibles et inimaginables. 

Ainsi lors d’une réunion avec les journalistes du Figaro, le président du directoire de PSA n’a pas pris les chemins de traverse pour parler d’automobile en France et en Europe. Après s’être félicité de la fin de la morosité, de l’esprit défaitiste et du manque de combativité de PSA (Peugeot + Citroën), Carlos Tavares s’en est allé sur le terrain de la perception de l’automobile dans l’Union Européenne et de dresser un état des lieux sans complaisance et un réalisme certain qui concorde avec ce qui se dit ici et dans le monde des amateurs d’automobiles et de mécanique.

Le PDG de l’entreprise automobile de dire :« Nous sommes repartis en petite foulée. Reste à savoir si c’est durable. Tant que nous n’avons pas dépassé les 16 millions d’unités en Europe et les 2 millions en France, on ne peut pas parler de fin de crise. Je ne vois rien avant 2016Je regrette le désamour pour l’automobile en Europe. Ainsi au-delà de la situation de notre entreprise, je dois reconnaitre que je suis assez inquiet du désamour pour l’automobile qui s’installe actuellement en Europe. On l’accable de fardeaux qu’elle ne devrait pas avoir à porter. On pénalise le développement d’une industrie par des mesures fiscales, des restrictions d’usages et des atteintes à la liberté d’utilisation. »

Simple et réel état des lieux que nous constatons et dénonçons chaque jour depuis des années, Carlos Tavares met les pieds dans le plat, bouscule les idées reçues, les politiques et leurs conseillers (principale cause de l’autophobie ambiante) et pour le coup on aime ça !

Si des pays comme l’Allemagne, les Pays Bas, le Royaume Uni mettent un peu d’eau dans leur vin et surtout dans les mesures qu’ils prennent, d’autres comme la France ou l’Italie mettent en pièces depuis des décennies (et surtout depuis 15 ans environ) un pan complet du tissu économique et industriel. Hop, une limitation par ci, hop une nouvelle taxe par là, hop hop, un petit malus de plus, hop hop hop, une nouvelle hausse des tarifs d’autoroute, hop une annonce populiste qui veut que l’auto soit la cause de toutes les pollutions (quid des industries ultra polluantes dans certaines régions ? des chaufferies urbaines ? des centrales électriques au charbon qui fleurissent en Allemagne en lieu et place du nucléaire ? etc..) et de tous les maux de notre société, ceci sans oublier le quasi racket fait par les radars… mal placés.

Le débat revient un peu en place publique grâce à Carlos Tavares, c’est heureux et ce, loin du fameux clivage savamment entretenu par certains partis politiques entre les écolomobilistes et les automobilistes que nous sommes presque tous. Un dossier qui n’est pas prêt de se refermer tant les enjeux nationaux, économiques, financiers et humains sont importants !

Nous tacherons de revenir dans les prochains jours sur les aspects plus liés à la vie de PSA.

Via LeFigaro, Caradisiac, L’UsineNouvelle.