Ce week end fut studieux mais aussi agité chez les Peugeot puisque dimanche avait lieu une séance extraordinaire du du Conseil de Surveillance de l’entreprise. Au programme, l’étude et le choix de la solution pour sortir PSA du marasme et des difficultés financières.

PSA avec une participation de Dongfeng et de l'état français.

Après de longs débats et des discussions intenses c’est le principe d’une entrée du groupe chinois Dongfeng et de l’Etat français au capital de l’entreprise qui a été validé par la famille Peugeot et les membres du du Conseil. C’est en fait le plan Varin qui a reçu l’aval des Peugeot mais pas dans son intégralité et son schéma initial.

PSA va ainsi lever quelques 3 milliards d’euros dans les prochains mois non pas auprès de deux investisseurs mais de plusieurs acteurs financiers dont certains viendront du marché. Ainsi l’Etat français et Dongfeng vont apporter chacun quelques 750 millions d’euros environ soit environ 14% du capital de l’entreprise. Les 1.5 milliard restant seront proposés sur le marché. Sur cette somme la famille Peugeot va devoir mettre la main au porte monnaie notamment pour maintenir sa part dans l’entreprise à 14% et non se retrouver en minorité face à Dongfeng et à l’état français. Par ailleurs il semble que les salariés se verront proposer une prise de participation dans PSA à un prix préférentiel mais dont les conditions restent encore à définir.

Reste que cette réunion a mis en difficulté Thierry Peugeot, le président du Conseil de Surveillance puisqu’il soutenait le principe d’une d’une ouverture de capital proposée intégralement sur le marché afin de laisser à l’entreprise une marge de négociation plus large vers de possibles partenaires (Fiat par exemple qui a fait un appel du pied il y a une semaine au groupe franc comtois).

Hélas mis en minorité hier, Thierry Peugeot va devoir céder dans les prochaines semaines son fauteuil de président de CS de PSA et beaucoup voient à ce poste un certain… Louis Gallois, reconnu pour sa gestion et sa capacité à dialoguer pour faire passer ses idées et projets. C’est donc le représentant de l’état français qui dirigera surement le Conseil de Surveillance de PSA dans quelques temps.

Pour le reste, les négociateurs de PSA et de l’état sont encore en Chine pour finaliser le contrat avec Dongfeng qui devrait être prêt pour le 19 février, jour de présentation des résultats financiers du groupe et probablement jour de la prise de fonction officielle de Carlos Tavares qui travaille encore en binôme avec Philippe Varin pour un mois.

C’est donc très probablement C.Tavares qui représentera PSA au salon de Genève et c’est aussi très surement que dès ce matin, certains représentants syndicaux de l’entreprise se sont élevés contre cet accord aussi bien à cause de l’arrivée du chinois Dongfeng… que de celle de l’état français ! Un dossier à suivre.

Via AFP, Europe1, LePoint.