Le chef de l’état l’avait assuré ce vendredi 13 avril, il fera tout pour sauver le site de Seine Saint Denis et pour marquer sa volonté de rencontrer toutes les parties concernées par l’affaire PSA-Aulnay, Nicolas Sarkozy a reçu à l’Elysée ce samedi Philippe Varin, président du directoire de PSA afin de faire le point sur le dossier.

Hélas, nous n’en saurons pas beaucoup plus car les deux parties se sont refusées à tout commentaire après le rendez vous d’une heure mais on sait que les deux hommes ont fait le point sur la situation de PSA Aulnay qui devrait être un des gros dossiers socio-économiques des prochains mois. Pour rappel, PSA Aulnay c’est environ 3200-3300 salariés et c’est aussi un des principaux employeurs du département. Comme rien n’a filtré, difficile d’en dire plus mais on sait quand même que le président de la république a tenté de convaincre le patron du groupe automobile de se mettre autour d’une table avec le ministre de l’industrie Eric Besson et les représentants syndicaux. Cette réunion devrait avoir lieu selon les services concernés dans le courant de la semaine prochaine à la quasi veille du premier tour des élections et on peut vraiment se demander si cela mènera à quelque chose mais ce sera au moins une chance pour les parties de se rencontrer pour parler avant… l’affrontement que l’on attend du coté des syndicats dès cet été (ou à la rentrée) après les élections législatives.

Avant de rencontrer Philippe Varin, le président-candidat avait eu un entretien jeudi à son siège de campagne avec les représentants de tous les syndicats présents chez PSA. Mais les délégués sont ressortis peu rassurés sur l’avenir du site industriel. « Des paroles, on en entend beaucoup, mais les paroles s’envolent, nous on veut des garanties écrites. Ici on joue notre peau, on ne veut pas crever, on veut simplement travailler ! » a déclaré Jean-Pierre Mercier (CGT) qui se dit très inquiet comme les autres délégués pour l’avenir. Il explique que tout était inscrit dans la fameuse note de travail de juin 2011 et les salariés ont tous peur que la baisse de la production à Aulnay ne mène inexorablement vers la fermeture du site dans un peu plus de 18 mois.

Reste que malgré certains coups de mains fructueux comme dans les dossiers Sernam, Lejaby ou Photowatt, les craintes sont réelles et persistent. Rien ne nous dit encore que nos dirigeants actuels seront encore à la tête du pays dans trois semaines et selon les syndicalistes, Peugeot attendrait les mois d’été et la fin des élections législatives pour agir car les paroles et les promesses d’aide du chef de l’état  ne sont pour l’instant pas assurées. Les syndicats veulent désormais une choses, des écrits avec des engagements signés de la part de la direction du groupe et non des paroles qui n’engagent que ceux qui les écoutent. Un dossier important à suivre dans les prochains mois avant, probablement, celui de l’usine de Rennes La Janais.

Via Reuters, AP.