Economies ! Economies !
Tel semble être le mot d’ordre de la direction de PSA depuis l’arrivée l’an passé à la tête de l’entreprise de Carlos Tavarès.

Peugeot quitte l'avenue de la Gde Armée.0

Ainsi c’est lors d’une rencontre avec la presse du directeur France de PSA, Xavier Duchemin, que nous avons appris tout comme les salariés, que le siège du groupe allait quitter dans deux ans les locaux occupés depuis 1964 au 75 Avenue de la Grande Armée à Paris dans le XVIeme arrondissement. Ce projet de déménagement semble s’inscrire totalement dans le cadre de la politique de réduction de coûts engagée par le groupe industriel depuis 2012 et ses ennuis financiers.

Si l’on en croit les premières informations, les personnels quitteront la capitale pour un nouveau site  à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine. Ce sera le cas de tout l’état-major du groupe qui va prendre la direction de l’ouest parisien. La direction et l’encadrement représentent environ 700 personnes.
Une autre partie des employés du siège de l’entreprise (~1300 salariés) sera installée à Poissy dans les Yvelines où l’entreprise automobile dispose d’un ensemble de bureaux aux normes et bien sur, d’une usine. L’arrivée de la direction de PSA à Poissy est il le signe de la pérennisation du site industriel ? On peut le penser ou du moins l’espérer.

Si l’affaire concerne Peugeot, on découvre qu’elle concerne aussi Citroën et DS dont le siège actuel est situé au nord ouest de Paris. Ce projet de déménagement sera à l’ordre du jour du prochain comité central d’entreprise qui se tiendra le 16 janvier 2015. Avec ce départ annoncé et le déplacement de son siège social, la direction de PSA estime qu’elle fera annuellement une économie d’une dizaine de millions d’euros mais pour l’ensemble de ses filiales ce repositionnement des bureaux cela devrait représenter un gain compris entre 45 et 50 millions chaque année.

On se rappellera que PSA est aujourd’hui locataires de ces locaux et non plus propriétaire puisqu’ils ont été vendus en 2012 à la société Ivanhoé Cambridge, filiale de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, pour la somme de près de 250 millions d’euros. C’est d’ailleurs cette même société canadienne qui est aujourd’hui en charge de la gestion de ces immeubles de bureaux.

Via PSA, LesEchos, Boursier.com, Ivanhoé Cambridge.
Crédits photos : Ivanhoé Cambridge.